L’Evangile du dimanche

L’Evangile du dimanche avec une introduction de Jean-Marie Rabain.

Podcast de RCF 22 Côtes d’Armor : l’Évangile du dimanche est lu et commenté tous les vendredis à 11h00 et 19h30 autour de la table.

Deuxième dimanche de l’Avent « Voici votre Dieu  »
Tous les textes de ce jour parlent de la venue de Dieu. Isaïe annonce quelqu’un de puissant et en même temps un berger plein d’attention pour ses brebis. (Is 40, 1-5.9-10)

Pierre, rappelle que le Dieu des promesses veut le salut de tous et c’est de lui que nous attendons les « cieux nouveaux et la terre nouvelle » (2 P 3, 8-14). Les premiers mots de Marc annoncent tout son évangile : " Bonne Nouvelle de Jésus–Christ le Fils de Dieu " (Mc 1, 1-8).
Dieu vient. Isaïe, Pierre, Marc nous invitent à préparer cette venue : Nous en sommes acteurs, et c’est aussi cela la Bonne Nouvelle ! chacun est appelé à « tracer un chemin dans le désert ou à combler un ravin  » pour qu’advienne la terre nouvelle de nos relations, de nos manières de préparer Noël, la fête, les cadeaux … En effet, Dieu ne la fera pas sans nous.

Premier dimanche de l’Avent : Avec le premier dimanche de l’Avent, nous commençons une nouvelle année liturgique et la lecture de l’évangile de Marc. « Veillez » voilà le maitre-mot pour ce dimanche.
Veiller, car nous sommes en attente : tels ceux à qui s’adresse Isaïe (Is 63, 16-64, 16) : et pour le dire, le prophète reprend les images et les mots leur foi et de leur vie quotidienne ; un langage qui n’a pas vieilli. « Tu viens à la rencontre de celui qui pratique la justice avec joie et qui se souvient de Toi en suivant son chemin ». Nous avons nos propres mots pour parler à Dieu. Quand ces mots nous manquent, nous avons ceux de Jésus, comme le dit Paul, « En Lui, vous avez reçu toutes les richesses, celles de la Parole et toutes celles de la connaissance de Dieu  » (1 Co 1, 3-9). Que sa Parole et que notre parole nourissent notre veille, notre attente, jusqu’à Noël !

Le Christ, roi de l’univers : Le Roi de l’univers, Ezéchiel nous le présente comme le berger de l’humanité (Ez 34, 11-17) qui veille avec tendresse sur chacune de ses brebis. Le psalmiste chante en écho « le Seigneur est mon berger, rien ne saurait me manquer » (ps 22) Jésus prend àson compte la même image du berger, (Mt 25, 31-46) Il peut le faire puisque le Père « lui a tout soumis « (1 Co 15, 20-28). Dans la parabole que nous entendons aujourdhui , Jésus nous dit à quel signe il reconnait notre foi en Lui, notre amour pour lui. En effet, Il est parmi les personnes affamées, sans-logis, sans vêtements, sans liberté, indignées ou désespérées … Si Jésus s’identifie à eux, s’il est là, parmi eux, alors l’Eglise est donc là aussi puisque l’Eglise dit la présence du Christ, qu’elle en est le sacrement. Y sommes-nous  ?

33e dimanche du temps ordinaire :
Jésus n’avait pas son pareil pour raconter des histoires ! Elles ravissaient ses auditeurs ou bien les irritaient, car tel ou tel personnage leur ressemblait tellement !
Relisons plusieurs fois ce récit de Matthieu ; entrons dans les sentiments du maître puis de chacun des serviteurs ! C’est sans doute un moyen de mieux comprendre la parabole (Mt 25, 14-30)
Je peux ainsi me laisser toucher par la confiance de cet homme qui prend le risque de confier à d’autres ce qu’il a de plus précieux ; je peux me laisser habiter par la confiance de cet autre qui se sent responsablede ce qui lui a été confié, ou encore saisir par la peur de celui qui s’enferme sur lui-même avec ce qu’il a reçu. Ne vivons-nous pas d’ailleurs chacun de ces rôles dans notre vie, cédant parfois à la peur qui paralyse, mais à d’autres moments animés d’une confiance féconde, source de joie, de dynamisme pour avancer ?

32e dimanche du Temps ordinaire.
La Sagesse « a un visage souriant … elle se laisse trouver par ceux qui le cherchent…  » (Sg 6, 12-16). Qu’est donc cette Sagesse ?
C’est Dieu lui même peut–on dire à la lecture de ce beau livre de la Bible, Dieu qui désire la vie pour l’homme. Si l’homme recherche de son côté la Sagesse, alors cette rencontre ne saurait signifier la mort ; au contraire, affirme Paul à sa communauté de Thessalonique (1 Th 4 , 13-18)° : « nous serons pour toujours avec le Seigneur  », avec le Christ mort et ressuscité La parabole que raconte Jésus (Mt 25, 1-13) ne vise pas à faire peur mais révèle quelque chose du projet de vie de Dieu : elle invite à veiller pour que jamais ne manque l’huile dans la lampe. L’huile qui a pour nom sans doute ouverture du cœur et des mains, confiance en l’autre, garde le croyant en communion avec le Seigneur … Chaque jour un peu d’huile entretiendra la petite flamme, sous le vent de l’Esprit, un peu d’huile pour que ne s’éteignent ni la foi ni l’amour, un peu d’huile pour que nous reconnaisse celui qui vient à notre rencontre.

Trente et unième dimanche Dans les textes de ce jour il est beaucoup question des guides du peuple de Dieu. Malachie, le prohète, reproche à ceux de son temps d’avoir entraîné ses frères dans l’erreur, de les avoir écartés de la route en « accommodant la loi » (Ml 1, 14…2, 10).
Jésus dénonce l’incohérence entre les paroles et la pratique des autorités religieuses de son temps qui « disent et ne font pas » (Mt 23, 1-12). Il rappelle aux disciples qu’ils n’ont qu’un seul maître, lui le Christ, et un seul Père.
Quant à Paul, il a transmis la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ, mais il voudrait aussi donner aux nouveaux chrétiens tout ce qu’il est. Prenons à notre compte son émerveillement : la Parole, « vous l’avez accueillie non pas comme une parole d’hommes mais comme la Parole de Dieu qui est à l’œuvre en vous les croyants » (I Th 7…13). Un encouragement pour eux et pour nous !

Trentième dimanche Jésus reprend la prière traditionnelle que tout juif récite chaque matin : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu… » (Mt 22, 34-40).
Il y joint un autre passage de la loi : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même  ». En parlant ainsi, il fait revivre l’histoire de Moïse, le don de la loi. Il dit l’Alliance.
Depuis plus de 2000 ans, l’humanité fait route avec ces mots-là. Qu’en avons-nous fait ? Que sommes-nous devenus avec les mots de l’Amour ? Route difficile puisqu’il s’agit d’aimer avec tout ce que je suis, ma tête et mon cœur, mon intelligence et ma force, de m’aimer moi-même et mon prochain. Les chrétiens auxquels Paul s’adresse ont pris cette route avec « la joie de l’Esprit-Saint  » (I Th 1, 5-10). Il est vrai que l’amour qui nous est commandé, nous habite déjà, donné dès le commencement. Le psaume du jour nous le rappelle : « il m’a libéré, car il m’aime  » (Ps 17)

Vingt-neuvième dimanche

Isaïe invite ses frères exilés à reconnaître le Seigneur, maître de l’histoire, qui conduit son peuple par l’intermédiaire d’un chef païen, Cyrus (Is 45, 1…6)
Certains des adversaires de Jésus lui posent une question piège : « Est-il permis oui ou non, de payer l’impôt à l’empereur  » ? (Mt 22, 15-21).
La réponse de Jésus les renvoie à eux-mêmes : ils ont dans leur poche la monnaie de César : qu’ils rendent donc à l’empereur ce qui lui appartient, et qu’ils rendent à Dieu ce qui vient de Dieu. En fait, ce qui vient de César ne vient-il pas de Dieu ? Il est en effet la source de tout ce qui nous fait vivre. Faire retour à Dieu de tout ce que recevons par les César et les Cyrus de notre monde, c’est reconnaître ceux que Dieu met sur notre chemin. C’est par eux que Dieu nous parle et que nous allons à lui !

Vingt-huitième dimanche du Temps ordinaire.

Aujourd’hui, nous voici invités à un banquet (Is 25, 6-9 ), à un repas de noces, invités à la joie de la fête ( Mt 22, 1-14 ). Il ne s’agit plus de produire mais de recevoir. Invitation gratuite au mariage de Dieu et de l’humanité. Invitation qui annonce la réconciliation de tous les peuples.
Les paroles d’Isaïe, Jésus les accomplit lui venu parmis les hommes pour les rassembler en un seul peuple dans la paix.Tous sont invités, bons et mauvais, proches et lointains. Invitation, au bonheur non à l’effort et au sacrifice mais à la joie du peuple rassemblé autour du Christ. Ici, pas d’exclus : " Heureux les invités au repas du Seigneur " entendons-nous chaque dimanche.
[bleu]Voilà qui peut changer mon regard sur moi et sur les autres - présents et absents - quand je participe à l’Eucharistie ![/bleu]

27e dimanche ordinaire.
Le propriétaire, sa vigne et ses fermiers félons.
“ Tout ce que vous avez appris et reçu, ce que vous avez vu et entendu de moi, mettez-le en pratique. Et le Dieu de la paix sera avec vous ”

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