L’Evangile du dimanche

L’Evangile du dimanche avec une introduction de Jean-Marie Rabain.

Podcast de RCF 22 Côtes d’Armor : l’Évangile du dimanche est lu et commenté tous les vendredis à 11h00 et 19h30 autour de la table.

Vingtième du Temps ordinaire
Les textes de ce jour nous parlent de vraie sagesse : dans le livre des Proverbes, elle apparaît comme une femme qui invite tous les citoyens d’une ville à venir manger le pain et boire le vin qu’elle a apprêtés ( Pr 9, 1-6 ).
Cette invitation est reprise par le Christ, sagesse vivante du Père, pain donné par le Père pour que tous aient la vie en abondance ( Jn 6, 51-58 ).
Que faisons-nous de cette invitation ? Paul, nous dit « Laissez-vous remplir par l’Esprit Saint », cet Esprit nous aidera à accueillir l’Evangile, à nous en nourrir. Il nous inspirera la manière de vivre comme des sages, en « hommes sensés, qui tirent parti du temps présent » ( Ep 5, 15-20 ).

Dix-neuvième du Temps ordinaire
" Lève-toi et mange " dit le Seigneur à Elie, le prophète. Alors, celui-ci put reprendre la route et continuer sa mission ( I R 19, 4-8 ). C’est à force de me nourrir que ma personne se transforme et que je vis. C’est à force de me nourrir de la Parole de Dieu et du Pain de vie du Ressuscité ( Jn 6, 41-51 ), que je finis par ressembler davantage au Christ, grâce à l’Esprit qui agit en moi et me conduit. Quelle parole entendue aujourd’hui vais-je garder dans ma mémoire et dans mon cœur pour cette semaine ? Elle pourra croiser, éclairer la parole qui me vient des autres, celle des événements, toute parole, que je relis, qui m’interroge, m’interpelle, m’appelle à vivre davantage à la manière du Christ ( Ep 4, 30-5, 2 ) …

Dix-huitième du Temps ordinaire
Au peuple révolté en marche dans le désert, Dieu donne la manne pour qu’il reconnaisse sa tendresse et reprenne confiance en celui qui les conduit ( Ex 16, 2…15 ). Aux foules qui ont faim de signes et de prodiges, Jésus offre sa vie comme du pain, un pain donné par Dieu. La manne sauvait Israel. Le pain qu’est Jésus est donné pour la vie du monde « (Jn 6, 24-35). La foule demande ce qu’il faut faire « pour travailler aux œuvres de Dieu ». _ Il n’est que de croire en ce don de Dieu qu’est le Fils de l’homme, il n’est que de venir vers Lui ; voilà l’œuvre unique nécessaire pour vivre, répond Jésus : « celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim, celui qui croit en moi n’aura plus jamais soif ». Ainsi, croire c’est venir vers le Christ, c’est bouger, se déplacer, faire du neuf dans sa vie, pour avancer vers la source.

Dix-septième du temps ordinaire
Une grande foule suit Jésus. Quelles sont ses motivations ? Quelle faim la fait courir ? le désir de guérison ? de voir des prodiges ? d’entendre ses paroles ? Jésus sait sans doute ce qui pousse les gens à venir à lui mais il va.au devant de leur faim. Le pain qu’il partage, les rassasie tous, il en reste (Jn 6, 1-15) : on pourra encore en manger, ce pain aura toujours du goût. La Parole qui nous est donnée aujourd’hui, n’a jamais fini de délivrer son sens, elle a toujours un goût nouveau. Qu’en est-il quand nous la partageons à notre tour ? Puisse-t-elle rassasier ceux qui ont faim de paix, de liberté, de communion ! Puisse-t-elle avoir goût de l’évangile pour tous ceux que nous rencontrons !

Quatorzième du Temps ordinaire.
Des envoyés qui pourraient se décourager : Ezéchiel est envoyé à un peuple de rebelles ( Ez 2, 2-5 ), Paul évoque des fragilités personnelles assez pesantes puisqu’il a prié 3 fois le Seigneur de l’en délivrer ; quant à Jésus, il se heurte à Nazareth au manque de foi de ses compatriotes ( Mc 6, 1-6 ). Nous pensons peut-être à tous ceux qui aujourd’hui, parents, éducateurs, catéchistes , et aussi ceux qui essaient d’être plus justes, plus vrais se font rabrouer ou ne rencontrent qu’indifférence . Les textes de ce jour peuvent nous signifier que c’est souvent par des moyens faibles que Dieu fait passer son message ; « ma puissance donne toute sa mesure dans la faibless » révèle-t-il à Paul ( 1Co 12, 7-10 ). Jésus, lui, ne s’impose pas par des miracles ; « doux et humble de cœur », il est présence d’amour parmi les hommes et Dieu en cet amour se reconnait.

Treizième du Temps ordinaire
« Dieu n’a pas fait la mort » dit le livre de la Sagesse ( Sg 1, 13…2, 24 ).
Voilà un acte de foi que proclamait l’auteur de la Sagesse et qui peut être le nôtre aujourd’hui tandis que la maladie, la guerre nous font douter souvent du Dieu vivant.
Et Jésus, visage de tendresse de Dieu, habité par sa puissance créatrice, a lutté sans cesse contre le mal, la souffrance et la mort : c’est ce que nous voyons tout au long de l’Evangile et justement dans le texte de ce jour : il n’hésite pas à suivre Jaïre pour aller « éveiller » sa petite fille, lui faire retrouver la la vie perdue ; en cours de route, il se laisse toucher par une femme qui met en Lui toute sa confiance et à qui il redonne vie et dignitédans la société. Jésus a répondu à leur désir, à leur foi. ( Mc 5, 21-43 ). Croire au Christ source de vie, cela veut dire aussi lutter aujourd’hui contre tout ce qui empêche de vivre, comme le firent autrefois les chrétiens de Corinthe invités à venir en aide à leurs frères de Jérusalem ( 1 Co 8, 7-15 ).

Nativité de Jean Baptiste
Jean porte l’annonce de celui qui doit venir ( Ac 13, 22-26 ). En fêtant sa naissance, nous signifions que nous sommes sans cesse à l’heure favorable où Dieu vient demeurer en nous et y fait germer sa vie, son salut.
Isaïe reconnaît l’amour gratuit de Dieu qui l’entoure dès avant sa naissance. Il reconnaît la Parole qui l’appelle à devenir serviteur et porte-parole de Dieu. Zacharie ( Lc 1 , 57…80 ) va reconnaître lui aussi que Dieu fait grâce - c’est ce que signifie le nom de « Jean »- que Dieu donne gratuitement. Du coup, il entre dans le projet de Dieu et sa langue se délie pour le louer et communiquer avec ses voisins ; c’est déjà comme une petite Pentcôte ! Reconnaître que Dieu fait grâce, reconnaître le don gratuit de Dieu en des naissances impossibles comme celle d’Isaac, de Samuel, celle de Jésus « né de Dieu ». Reconnaître que quelque chose naît en nous et dans le monde à tout instant, que Dieu nous fait sans cesse renaitre, donne une fécondité inattendue, imperceptible à notre existence. Oui, je crois Seigneur que cela vient de Toi, gratuitement. « … étonnantes sont tes œuvres ! » ( ps 138).

11e dimanche du Temps ordinaire
Un texte d’Ezéchiel inspire Jésus ( Ez 17, 22-24 ) dans son enseignement à ses disciples, afin qu’ils comprennent mieux sa parole ( Mc 4, 26-34 ) Que souligne ce texte ?
- Nous ne produisons pas la semence, Dieu plante le jeune rameau qui deviendra un cèdre magnifique ; C’est le Christ qui sème par nous, la semence, nous ne pouvons que la recevoir et la transmettre. Le grain fait son travail, nous avons à agir, mais c’est l’œuvre de Dieu, l’œuvre qu’il fait. Cela peut apaiser nos soucis de voir ou ne pas voir de résultats, nos inquiétudes à propos de ce que nous pourrions encore faire ou ne pas faire.
- L’arbre plus grand que tous les autres abrite un nid, image de paix, de fécondité. Tous nous sommes appelés à accueillir cette paix, cette vie qui nous vient de Dieu en Jésus-Christ. Image de la tendresse de Dieu qui nous rejoint au cœur de notre faiblesse pour que naisse et grandisse en nous la Parole.

Fête du Corps et du Sang du Christ

En cette année B, plus que le thème du pain partagé, c’est le thème du sang qui est mis en valeur par les lectures. Le sang, c’est la vie. L’homme a le pouvoir de décider de répandre le sang, ou de donner son sang pour qu’un autre vive. Il peut donner sa vie comme on donne son temps, goutte à goutte. Les textes soulignent que Dieu donne la vie à son peuple à travers l’Alliance (Ex 24, 3-8). « Le sang de l’Alliance », dit l’Exode, signifiant l’histoire d’un amour où chaque partenaire, Dieu et l’homme, donne et reçoit. Jésus reprendra cette figure. « Voici l’alliance en mon sang » (Mc 14, 12-16), annonçant la mort violente qui l’attend et en même temps l’amour qui le lie à ses frères. « Prenez et buvez », nous dit-il et nous le faisons en ce temps fort de l’eucharistie, recevant le sang, c’est à dire la vie de Jésus ressuscité , sa vie qu’il nous donne dans l’Esprit. Nous la recevons, pour la donner à notre tour. En cet acte de foi en Eglise, l’Esprit ravive chaque fois notre alliance avec le Christ et le monde. Y croyons-nous ?

Sainte Trinité
Dieu Trinité ? Qui fêtons-nous ? Un Dieu si grand « parlant au milieu de la flamme », mais aussi un Dieu qui se fait proche au point de choisir un peuple, de « venir le prendre », d’appeler chacun par son nom (Is 43, 1), de désirer pour lui bonheur et longue vie sur la terre ». Voilà ce que laisse entendre le début du Deutéronome (Dt 4, 32…40). C’est ce Dieu si grand et si proche qui nous donne Jésus dans l’Esprit, c’est ce Dieu que nous fêtons. Jésus nous parle de sa relation unique avecce Dieu-là. « Qe tous soient un comme toi Père tu es en moi et moi en eux » (Jn 17, 21). L’Esprit qui nous rappelle tout ce que Jésus nous a dit peut nous faire entrer dans cette relation, si nous nous laissons conduire par lui. (Rm 8, 14-17). Avec lui nous devenons des fils qui n’ont plus peur, des fils libres qui appellent Dieu du même nom de Père. Les textes du Nouveau Testament n’utilisent pas le mot Trinité mais parlent de ce qui relie chacune des trois « personnes ». Comme pour nous dire, en notre langage humain, quelque chose de ce Dieu en qui nous avons mis notre foi et qui est Père, Fils et Esprit.

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