L’Evangile du dimanche

L’Evangile du dimanche avec une introduction de Jean-Marie Rabain.

Podcast de RCF 22 Côtes d’Armor : l’Évangile du dimanche est lu et commenté tous les vendredis à 11h00 et 19h30 autour de la table.

Troisième de l’Avent. So 3, 14-18 ; Ph4, 4-7 ; Lc 3, 10-18
Il est beaucoup question de joie dans les textes de ce dimanche. Le prophète Sophonie invite Jérusalem à se réjouir, car ceux qui font le mal n’auront pas le dernier mot. Ses habitants peuvent en toute confiance se laisser renouveler par le Seigneur. Il danse pour toi Paul dit également aux chrétiens de Philippes. Soyez dans la joie Le Seigneur est proche : exprimez-lui vos inquiétudes, vos demandes.
Jean-Baptiste annonce au peuple la Bonne Nouvelle , c’est à dire la venue du messie. Il baptisera dans l’Esprit saint et le feu .Le souffle de Dieu purifie, débarrasse de tout ce qui empêche d’aimer vraiment.
Alors, Que devons-nous faire ? demandent les soldats, les percepteurs. Jean le Baptiste répond : que l’on partage, que l’on cesse de frauder, que l’on ne fasse ni violence, ni tort à personne. Rien d’extraordinaire ni de surhumain … chacun est invité à accueillir le feu de l’Esprit dans sa vie de chaque jour.

Deuxième de l’Avent
Ba5, 1-9 ; Ph1, 4…11 ; Lc3, 1-6 ;
Baruch s’adresse aux communautés juives « exilées » de Jérusalem et les invite à se lever, à se réjouir ; car Dieu va les rassembler. Paul, bien qu’emprisonné, est dans la joie, en raison de ce que la communauté de chrétiens fondée par lui, a fait pour l’évangile, en raison aussi de ce que Dieu a commencé à accomplir en elle. Elle continue sa marche à la rencontre du Christ : c’est à la fois le travail de ces chrétiens, et l’œuvre de Dieu. Un petit pas de la part des hommes, et Dieu fait le reste ! Faire une brèche et Dieu abattra tout le mur, jeter une poignée de terre et Dieu comblera le ravin, donner un coup de pioche et le passage tortueux deviendra droit. Jean Le Baptiste ne dit pas autre chose. Quel petit pas allons-nous faire d’ici Noël ?

1er dimanche de l’Avent
Jr 33, 14-16 ; I Th 3, 12-4,2 ; Lc21, 25…36
J’accomplirai la promesse de bonheur : le prophète Jérémie annonce ainsi la venue du Seigneur, à un moment où le peuple se croit abandonné de Dieu. Un nouveau roi leur sera donné, « Seigneur-de-justice » est son nom. Paul réconforte des chrétiens qui ont souffert la persécution et les invite à persévérer dans leur foi, à témoigner d’un amour intense et débordant tournés vers celui qui vient. Luc dont nous ouvrons l’évangile aujourd’hui, affirme à sa communauté chrétienne qu’un monde nouveau commence avec la venue de Dieu mais qu’il n’advient pas sans nous. « Veillez », écrit-il ; il faut redresser la tête à travers tous les événements que nous vivons, c’est à dire témoigner de notre espérance en celui qui veut la vie pour nous, le bonheur pour tous. Se tenir debout, c’est l’attitude des ressuscités, mais Noël peut-il se comprendre sans la lumière de la Résurrection ?

Fête du Christ-Roi
Dn 7, 13-14 ; Ps 92 ; Ap1, 5-8 ; Jn 18, 33-37
Nous parlons de règne des armes, de la finance, des médias, signifiant par là leur influence considérable. Et le règne de Dieu ? que signifie ce titre « Jésus-Christ, souverain des rois de la terre » ? Jésus répond à Pilate : « mon royaume ne vient pas de ce monde ». Qu’est-ce donc que ce royaume ? Pour Jésus et ses contemporains, ce mot était chargé de sens. il évoquait un temps de justice et de paix, de protection des opprimés, des faibles, il évoquait l’humilité et la douceur, la confiance de tous ceux qui ne comptaient pas sur eux-mêmes, mais sur Dieu. Jésus a inauguré ce règne et nous avons entendu, il y a peu, son message : « bienheureux les pauvres de cœur, les doux, le royaume des cieux est à eux » (Mt 5, 3) Chacun de nos gestes en faveur de la paix, de la justice, chaque don de nous-même à cause du Christ fait avancer ce Règne de Dieu.

Trente-troisième dimanche ordinaire
Dn 12, 1-3 ; Ps 15 ; He 10, 11…18 ; Mc 13, 24-32
Des textes, ce dimanche, qui peuvent nous faire peur ! Des récits écrits pour un temps de persécutions. Les images que nous livrent Daniel et Marc appartiennent à un genre littéraire qui ne nous est pas familier, celui de l’apocalypse. Daniel veut nous rappeler que Dieu n’oublie pas son peuple, et Marc annonce aux chrétiens de Rome la victoire finale du Christ. Qu’ils ne se découragent donc pas !.
Dans différents pays, des chrétiens aujourd’hui sont persécutés pour leur foi. Nous –mêmes connaissons des crises, des désarrois, des détresses de toutes sortes. Comme hier, le même message d’espérance nous est adressé et nous rappellent que les paroles du Christ « ne passeront pas »

Trente-deuxième du temps ordinaire
1R17, 10-16 ; Ps 145 ; He 9, 24-28 ; Mc 12, 18-44
Nous entendons aujourd’hui l’histoire de deux veuves : l’une, celle de Sarepta avait, en pleine famine, offert au prophète Elie tout ce qui lui restait pour vivre ; l’autre, sous les yeux de Jésus et des disciples, donne à Dieu de cet argent dont elle a besoin pour vivre. Les deux femmes ont un cœur immense ; elles donnent de leur pauvreté, elles donnent de leur dénuement, se donnent elles-mêmes. Une invitation pour tout croyant à donner de son manque. Les paroles de Jésus aux disciples montrent quel regard Dieu porte sur une vie, sur la modestie d’un geste reconnu comme grand et beau, celui de donner ce qu’on n’a pas, sa pauvreté. Après cet événement qui a lieu à Jérusalem dans le temple, commence la passion ; La veuve pauvre révèle Jésus à lui-même : il voit dans ce geste le don qu’il va faire de sa propre vie.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 12,28b-34 Un scribe qui avait entendu la discussion, et remarqué que Jésus avait bien répondu, s’avança pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre (...)

Trentième dimanche ordinaire
Jr 31, 7-9 ; Ps 125 ; He 5, 1-6 ; Mc 10, 46-52
Nous connaissons l’histoire de Bartimée. Qu’est-ce qui nous touche dans ce récit ?

  • Est-ce le cri de foi de cet homme lancé à Jésus ? Marginalisé, exclu, il n’a plus rien à perdre et il crie de plus belle quand les gens veulent lui imposer silence. Il fait partie de ces humbles qui cherchent Dieu, ce « reste d’Israel » dont parle Jérémie et que Jésus vient remplir de joie
  • Est-ce le retournement de la foule ? car c’est elle qui, après l’avoir repoussé, dit à Bartimée les paroles de vie : « confiance, lève-toi, il t’appelle ». Obéissant à Jésus, elle devient sauveur avec lui
  • Est-ce l’attitude de Jésus ? Il s’arrête parce qu’un pauvre crie, répond à son désir de vivre, exprime dans un dernier geste, avant l’entrée à Jérusalem, le sens de sa vie donnée, lui l’envoyé de Dieu, le messie des pauvres.

Vingt-neuvième dimanche ordinaire
Is 53, 10-11 ; Ps 32 ; He 4, 14-16 ; Mc 10, 35-45
Jésus vient d’annoncer qu’il va être condamné, humilié, mis à mort. Jacques et Jean, qui ont pourtant tout quitté pour le suivre, ne comprennent pas. Jésus, pensent-ils, monte vers Jérusalem et va prendre le pouvoir. Eux veulent réserver des places, les meilleures, ils sont d’ailleurs conscients de leurs mérites « nous pouvons ! »
Le pouvoir de Jésus est un service sur le chemin de l’amour. Il est serviteur en donnant sa vie.
L’évangéliste racontera qui est à droite et à gauche de Jésus sur la croix : deux bandits. Les disciples alors auront fui. A la lumière de la résurrection, Jacques et Jean comprendront les choix de Jésus, lui qui a donné sa vie « en rançon « , c’est à dire en payant de sa personne pour que tous les hommes puissent connaître une libération complète. Beaucoup de chrétiens aujourd’hui ont compris à leur tour ce que signifie pouvoir et service à la manière du Christ et en sont d’humbles témoins près de nous.

Vingt-huitième dimanche ordinaire
Sg 7, 7-11 ; Ps 89 ; He 4, 12-13 ; Mc 10, 17-30
Le roi Salomon demande à Dieu l’esprit de sagesse : « Donne à ton serviteur un cœur plein de jugement pour gouverner ton peuple … » ( 1R3, 9 ). Pour lui, ce cadeau de Dieu est le bien le plus précieux.
Dans l’évangile, un homme demande à Jésus un conseil de vie, ce qu’il doit « faire » pour « hériter la vie éternelle ». Jésus, en réponse, lui propose un trésor ; pour le recevoir, il s’agit moins de « faire » pour obtenir quelque chose en échange, que d’ouvrir les mains : ce n’est pas du donnant-donnant. Mais les mains de cet homme sont déjà pleines ; il ne peut pour l’instant lâcher prise. Peut-être un jour la Parole de Jésus le touchera au point qu’il lui fera totalement confiance :
« Perdre sa vie pour la sauver » : une parole vivante pour aujourd’hui. Pour comprendre qu’elle peut rendre heureux, il faut en faire l’expérience a remarqué une personne en préparant la liturgie.

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