L’Evangile du dimanche

L’Evangile du dimanche avec une introduction de Jean-Marie Rabain.

Podcast de RCF 22 Côtes d’Armor : l’Évangile du dimanche est lu et commenté tous les vendredis à 11h00 et 19h30 autour de la table.

Vingt-septième dimanche ordinaire
Gn 2, 18-24 ; Ps 127 ; He 2, 9-11 ; Mc 10, 2-16
En ce dimanche la Parole de Dieu appelle l’homme et la femme à vivre dans l’unité, à témoigner de son Alliance, à être créateur avec lui. Le psalmiste dit à l’homme qui marche sur ce chemin : « heureux es-tu, à toi le bonheur ! »
Les pharisiens, pour mettre Jésus à l’épreuve, lui posent une question sur le renvoi d’une femme par son mari ; « est-il permis … ? » Jésus, dans sa réponse, rappelle la signification de l’union de l’homme et de la femme, selon le dessein créateur de Dieu : « que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni » ? Ce n’est plus de l’ordre du permis ou du défendu mais d’un désir cher au cœur de Dieu pour le bonheur de l’homme et de la femme. La lecture des évangiles nous l’apprend : Jésus veut que chacun vive, il accueille toutes les personnes quelles que soient leur conditions de vie, sa Parole est une Bonne Nouvelle qui appelle chacun à grandir.

Vingt-sixième dimanche du temps ordinaire
Les dons de Dieu ne sont pas réservés à quelques-uns ! ( Nb 11, 25-29 ). Moïse en est convaincu et, parlant de ses frères, il s’exclame : « Ah, si le Seigneur pouvait mettre son esprit en eux, pour faire de tout son peuple, un peuple de prophètes ! ». Baptisés, nous devenons tous témoins par notre parole et notre vie, avec nos richesses propres et nos différences. Dans l’Eglise coexistent des personnes, des groupes ayant des sensibilités, des mouvements divers. Aucun, pourtant, n’est propriétaire de la parole de Dieu, de son interprétation, de la vérité qui est Jésus et de l’action de l’Esprit-Saint. L’Eglise elle-même n’est pas seule détentrice de la justice, de la vérité ; des incroyants posent des actes magnifiques de solidarité, nous en sommes témoins ; ils contribuent à la croissance d’un monde voulu par Dieu. L’Esprit de Dieu souffle sur qui il veut ! ( Mc 9, 38-43 ).

Vingt-cinquième dimanche du temps ordinaire
Les disciples de Jésus discutent pour savoir qui est le plus grand et comment parvenir à la première place ( Mc 9, 30-37 ) … La réponse de Jésus ? Il donne sa vie en se faisant le serviteur de tous. Pour se faire comprendre, il met un enfant au milieu d’eux. Il invite à regarder celui qui est le plus petit, qui compte très peu, tel l’enfant à cette époque. Compter très peu, ne signifie pas s’écraser et se diminuer face à la grandeur de Dieu, mais se reconnaître maillon de la chaîne de l’humanité, un maillon parmi d’autres, et qui pourtant a un un rôle essentiel à jouer, à la place où il est. Ce rôle, ce sont tous les services que nous avons à assurer chaque jour, dans nos relations, notre travail, à la maison … Le don de notre vie est fait de ces humbles gestes et paroles du quotidien. Où et comment, suis-je, moi, « Serviteur » ?

Vingt-quatrième dimanche du temps ordinaire
En relisant les pages d’Isaïe, Les chrétiens, voient la figure du Christ dans le Serviteur souffrant présenté par le prophète ( Is 50, 5-9 ). Pierre, mettra du temps à comprendre le passage par la souffrance et la mort de son maître et pourtant sa profession de foi restera creuse, tant qu’il n’acceptera pas la montée vers la croix et qu’il ne mettra pas ses pas dans ceux du Christ, tant qu’il ne lâchera pas ses images de puissance et d’honneur pour consentir à changer son regard et à prendre sa juste place ( Mc 8, 27-35 ).
Nos paroles aux autres et à Dieu restent vides, nous rappelle l’apôtre Jacques, si nous ne mettons nos pas dans ceux du Christ, si nous n’accueillons sa manière de penser, au jour le jour, dans le réel de notre vie « Moi, c’est par mes actes que je montrerai ma foi. » ( Jc 2, 14-18 ).

Vingt-troisième dimanche du Temps ordinaire
Isaïe annonçait de la part du Dieu Sauveur, un monde nouveau, recréé ( Is35, 4-7 ). En voici les signes : les oreilles et les yeux s’ouvrent, les langues se délient. Alors, la communication et le vivre ensemble redeviennent possible … Jésus réalise ce projet de salut. Avec ses doigts et sa salive il remodèle en quelque sorte les oreilles et la langue d’un homme ( Mc 7, 31-37 ) : Ouvre-toi ! « dit-il, comme s’il demandait à cet homme de faire sauter tous ses verrous. Celui-ci entend personnellement la parole qui le sauve, le recrée. Les foules s’émerveillent, avec quelque chose du regard du créateur au premier jour : » Dieu vit que cela était bon ! ". Aujourd’hui, le Christ continue par son Esprit, à ouvrir nos yeux et nos oreilles. Le voulons-nous ? Alors, nous nous laisserons atteindre par les événements, la parole et les cris du monde ; alors nous pourrons à notre tour poser des gestes de recréation.

Vingt-deuxième du Temps ordinaire
Moïse transmet au peuple la loi du Seigneur pour qu’il la mette en pratique. « Ainsi, vous vivre », disait-il ( Dt 4, 1 … 8 ). L’évangile nous présente Jésus face à des hommes si désireux d’appliquer la loi de Moïse dans ses moindres prescriptions, qu’ils en oublient le sens profond, l’essentiel. Libre face à la tradition des hommes, Jésus tente de faire comprendre que ce qu’il faut purifier, c’est le cœur de l’homme , c’est là que se joue leur liberté, leurs choix véritables ( Mc7, 1 … 23 ). En mangeant avec des hors la loi, en fréquentant des étrangers, des exclus et autres gens, dits « impurs », Jésus fait tomber toutes sortes de barrières, il invite à aimer d’un amour vrai et universel
Saint Jacques rappelle que la manière pure de pratiquer la religion, d’écouter la Parole de Dieu est de venir en aide aux plus démunis de notre société ( Jc 1, 17-27 ).

Vingt-et-unième du Temps ordinaire
" Voulez-vous partir, vous aussi ? " demande Jésus aux douze, après le départ de nombreux disciples. déroutés par ses paroles sur le Pain de vie. ( Jn 6, 60-69 ).Cette question de Jésus, fait écho à celle de Josué lors de l’entrée en Terre promise : quand il s’adresse au peuple : " Choisissez qui vous voulez servir : les dieux païens ou le Seigneur ? " ( Jos 24, 1…18 ). Ce qui est en jeu, c’est de choisr : sauver sa vie ou bien la perdre dans le don de soi à la suite du Christ qui fait don de lui-même. Le choix est parfois difficile aujourd’hui comme hier et la fidélité jamais acquise. Jésus rappelle que c’est le travail de l’Esprit, un don du Père. Remplis-nous, Seigneur, de cet Esprit afin de choisir et de dire comme Pierre : « A qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie ! »

Vingtième du Temps ordinaire
Les textes de ce jour nous parlent de vraie sagesse : dans le livre des Proverbes, elle apparaît comme une femme qui invite tous les citoyens d’une ville à venir manger le pain et boire le vin qu’elle a apprêtés ( Pr 9, 1-6 ).
Cette invitation est reprise par le Christ, sagesse vivante du Père, pain donné par le Père pour que tous aient la vie en abondance ( Jn 6, 51-58 ).
Que faisons-nous de cette invitation ? Paul, nous dit « Laissez-vous remplir par l’Esprit Saint », cet Esprit nous aidera à accueillir l’Evangile, à nous en nourrir. Il nous inspirera la manière de vivre comme des sages, en « hommes sensés, qui tirent parti du temps présent » ( Ep 5, 15-20 ).

Dix-neuvième du Temps ordinaire
" Lève-toi et mange " dit le Seigneur à Elie, le prophète. Alors, celui-ci put reprendre la route et continuer sa mission ( I R 19, 4-8 ). C’est à force de me nourrir que ma personne se transforme et que je vis. C’est à force de me nourrir de la Parole de Dieu et du Pain de vie du Ressuscité ( Jn 6, 41-51 ), que je finis par ressembler davantage au Christ, grâce à l’Esprit qui agit en moi et me conduit. Quelle parole entendue aujourd’hui vais-je garder dans ma mémoire et dans mon cœur pour cette semaine ? Elle pourra croiser, éclairer la parole qui me vient des autres, celle des événements, toute parole, que je relis, qui m’interroge, m’interpelle, m’appelle à vivre davantage à la manière du Christ ( Ep 4, 30-5, 2 ) …

Dix-huitième du Temps ordinaire
Au peuple révolté en marche dans le désert, Dieu donne la manne pour qu’il reconnaisse sa tendresse et reprenne confiance en celui qui les conduit ( Ex 16, 2…15 ). Aux foules qui ont faim de signes et de prodiges, Jésus offre sa vie comme du pain, un pain donné par Dieu. La manne sauvait Israel. Le pain qu’est Jésus est donné pour la vie du monde « (Jn 6, 24-35). La foule demande ce qu’il faut faire « pour travailler aux œuvres de Dieu ». _ Il n’est que de croire en ce don de Dieu qu’est le Fils de l’homme, il n’est que de venir vers Lui ; voilà l’œuvre unique nécessaire pour vivre, répond Jésus : « celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim, celui qui croit en moi n’aura plus jamais soif ». Ainsi, croire c’est venir vers le Christ, c’est bouger, se déplacer, faire du neuf dans sa vie, pour avancer vers la source.

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