L’Evangile du dimanche

L’Evangile du dimanche avec une introduction de Jean-Marie Rabain.

Podcast de RCF 22 Côtes d’Armor : l’Évangile du dimanche est lu et commenté tous les vendredis à 11h00 et 19h30 autour de la table.

Cinquième dimanche de Pâques - Année B -
« Je suis la vigne, vous êtes les sarments  » dit Jésus dans ses dernières paroles à ses disciples (Jn 15, 1-8). Jésus prend l’image de la vigne, familière en Israel, pour faire comprendre à ses amis ; la communion de tous les croyants entre eux et avec lui. La vie de l’Esprit fait cette communion, en les irriguant, telle une sève, passant du cep à tous les sarments. Sans demeurer ainsi en lui –au sens de rester et aussi d’habiter-, ils ne peuvent produire un bon fruit, le vin de l’abondance et de la joie. Paul a goûté de ce vin au jour où les premiers chrétiens l’ont accueilli dans leur communauté, lui jusqu’alors persécuteur des disciples du Christ (Ac 9, 26-31). La confiance que l’Esprit a suscitée dans les cœurs, est sans doute fruit de la conversion du regard qu’ils portaient sur Paul. Sur le témoignage d’un des leurs, Barnabé, voilà que leurs doutes et leur peur disparaissent. Paul aussi peut changer de regard, se tourner totalement vers le Christ et produire du fruit en abondance. Et nous, quel vin produisons-nous ? Celui de la joie de Pâques ?

Quatrième dimanche de Pâques - Année B -
Les textes d’aujourd’hui soulignent différentes manières de dire qui est le Christ, et de dire en même temps qui nous sommes :
Déjà le psalmiste parle d’une pierre rejetée des bâtisseurs, qui devient pierre d’angle. Pierre reprend cette image dans les Actes (Ac 4, 8-12) en l’appliquant au Christ. Lui, la pierre d’angle, est le sauveur au nom de qui, les apôtres parlent et guérissent. Enfin, l’évangéliste Jean voit en lui le vrai berger (Jn 10, 11-18) qui connaît ses brebis et donne sa vie pour elles. L’Eglise, en ce dimanche des Vocations, retient surtout la dernière image, nous invitant à contempler le Christ qui donne sa vie pour tout homme, mais aussi à prier pour que des jeunes répondent à son appel et que tous les baptisés se découvrent responsables de la croissance du peuple de Dieu.

Deuxième dimanche de Pâques
Par deux fois, la communauté des disciples rassemblés dans une maison aux portes verrouillées entend Jésus Ressuscité lui dire « La paix soit avec vous !  » (Jn 20, 19-35). cela se passe à Jérusalem, dont le nom signifie « paix » ; c’est un don à recevoir et, en même temps, un envoi en mission. Jésus envoie ses disciples porter la paix et la réconciliation jusqu’aux extrémités de la terre. Il ne fait rien sans eux, sans nous, alors que nous sommes traversés de doutes comme Thomas. Mais Il n’est plus question de rester enfermés : la mission est urgente ! Jésus répand sur eux –et sur nous-son souffle, l’Esprit créateur de paix et de réconciliation, à porter à "tout homme". La première communauté chrétienne, décrite dans les Actes (Ac 4, 32-35) en témoigne. Que le souffle de l’Esprit ranime en nous la flamme de la foi et de l’audace missionnaire !

Dimanche de Pâques

Christ est ressuscité ! Selon les évangiles, cet événement se passe le " premier jour de la semaine " - devenu notre dimanche. Marc (16, 1-8) et Matthieu nous parlent de Marie Madeleine et d’une autre Marie face au tombeau vide. Elles tremblent, de cette crainte qui envahit les femmes et les hommes de la Bible face à quelque chose d’inouï. Ce qu’elles ont entendu et répètent aux autres disciples et aux onze ? " Il est ressuscité ". L’événement changera leur vie, et tous deviendront témoins.
Et nous ? nous entendons cette nouvelle dans la nuit ou ce matin de Pâques, elle arrive par-delà les siècles jusqu’à nous : Le Christ est vivant, « vous êtes ressuscités avec le Christ » (Col 3, 1-4) Est-ce que cela nous ébranle ? Faisons-nous l’expérience de « vivre une vie nouvelle avec le Christ « (Rm 6, 3-11) ? Anne-Sophie, Gaëlle et Agnès ont été baptisées cette nuit ; vont-elles rencontrer en nous des témoins heureux de les accueillir et de les aider sur leur chemin de foi ?

Dimanche des Rameaux et de la Passion - Année B
Nous entendons ce dimanche le chant du serviteur souffrant (Is 50, 4-7), puis le psaume 21 qui nous font déjà communier aux sentiments du Christ. Voici l’homme Jésus, Dieu parmi nous, hier transfiguré, et aujourd’hui, défiguré, humilié, obéissant jusqu’à la mort (Ph 2, 6-11). « Avec le Christ, je suis crucifié » écrivait Saint Paul du fond de sa prison ; avec le Christ sont crucifiés d’une manière ou d’une autre ceux qu’écrasent l’épreuve, la maladie, la solitude, l’injustice, la torture … La passion du Christ se poursuit sous nos yeux, et en nous peut-être. Puissions-nous ainsi mieux comprendre que nous ne sommes jamais seuls sur nos chemins de croix ; puissions-nous aussi rejoindre le Christ dans son combat contre le mal et le péché. Pour cela l’Evangile nous invite cette semaine à le contempler, à intérioriser sa montée vers le Calvaire (Mc 14, 1 à 15, 47)

Cinquième dimanche de carême - année B - Nous sommes à Jérusalem, quelques jours avant la Passion ( Jn 12, 20-23 ), Des Grecs veulent «  voir Jésus  ». Ce sont des étrangers ; à travers eux c’est toute l’humanité qui s’exprime, et dit son désir de lumière Voir Jésus ? Le connaitre ? « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt… » Voilà sa réponse . A ceux qui veulent le voir, - et en même temps à Philippe et André ses disciples, il montre quelqu’un qui donne sa vie, condition pour porter beaucoup de fruit, quelqu’un dont l’Heure est venue d’être élevé sur la croix par l’humanité et élevé par Dieu, « glorifié ». L’Heure est venue où s’accomplit pleinement l’alliance entre Dieu et les hommes, cette alliance qu’annonçait Jérémie (Jr 31, 31-34) et que Dieu inscrit au fond des cœurs : Voir Jésus ? S’attacher à lui ? Dans sa réponse, il dit encore que là où il est, là sera son servteur. Le suivre, qu’est-ce que cela signifie pour nous, en ces jours de la Passion ?

Deuxième dimanche de carême - Année B -
Sur la montagne, Abraham fait une expérience unique : il rencontre un Dieu qui veut la vie et non la mort ( Gn 22, 1…18 ). Pierre, Jacques et Jean, sur une autre montagne, font aussi une expérience unique : ils entrent un peu plus dans le mystère de Dieu qui se révèle en Jésus. Peut-être ont-ils mieux compris en ce moment que Jésus est autre chose qu’un leader tout-puissant qui va libérer le peuple de l’occupant. Il est le Tout Autre dans la nuée. Que Jésus n’est pas quelqu’un qu’on peut s’approprier. Il est donné par Dieu. « Celui-ci est mon fils bien-aimé  »
Au bas de la montagne, ils ne diront rien de leur expérience. C’est avec leurs questions qu’ils retrouvent les gens, leurs soucis, les souffrances qui les défigurent. Sous leurs yeux, ces visages, dans leur mémoire pourtant, un visage transfiguré. Ombre et lumière. Grâce à l’Esprit, ils feront un jour le lien, comprenant qui est ce Jésus ressuscité d’entre les morts, comprenant que par eux il transfigure le monde. Laissons l’Esprit nous aider à comprendre où est maintenant pour nous le lieu de la transfiguration.

Premier dimanche de carême - Année B -
En écoutant la parole au début de ce temps de carême, qu’est-ce qui résonne dans notre cœur comme une Bonne Nouvelle ? Est-ce l’annonce d’une alliance de paix conclue par Dieu avec Noé ? ( Gn 9, 8-15 ) Ou la fidélité de Dieu à cette alliance que chante le psalmiste ? ( ps 97 ) Est-ce d’avoir part à la vie du Christ ressuscité comme le proclame Pierre ? ( 1 P 3, 18-22 ).
On peut aussi se laisser toucher par l’humanité de Jésus à travers le court récit de Marc : Jésus soumis à la faim, à la soif, en proie à la tentation du pouvoir et de la puissance. Il traverse avec nous nos difficultés, nos échecs, nos souffrances ; en un mot, il vit notre combat contre les forces du mal durant 40 jours, c’est à dire symboliquement le temps d’une existence. Marc nous présente Jésus en compagnie de bêtes sauvages, signifiant par là que la réconciliation s’accomplit en lui, que les forces du mal n’ont pas le dernier mot, et que Pâques est au bout du chemin. Bonne Nouvelle !

Septième dimanche du Temps ordinaire. Année B
Que de mouvement dans ce récit de Marc (Mc 2, 1-12) ! Il est intéressant de suivre chacun des personnages et pourquoi pas, de se mettre « dans sa peau », pour voir ce qui le fait bouger : les quatre hommes, qui arrivent jusqu’à Jésus, en défonçant le toit, poussés par la confiance et sans doute l’affection, l’homme paralysé qui, remis debout, va franchir lui-même la porte, le brancard sous le bras ; la foule qui s’émerveille et rend gloire à Dieu ; Jésus enfin, qui voit la foi des porteurs, qui pardonne et guérit. Un groupe ne bouge pas cependant : les scribes présents restent enfermés dans leurs certitudes, offusqués de ce qu’ils voient et entendent. Et nous, qui entrons dans ce récit avec notre intelligence et notre cœur, qu’est-ce qui nous interpelle ? Qu’est-ce qui nous fait bouger ?

Sixième Dimanche du Temps ordinaire. Année B
Quand Jésus fait plier la loi, c’est que la vie d’un homme est en jeu. Nous le voyons aujourd’hui ému aux entrailles, " pris de pitié " devant un homme qui souffre de la lèpre (Mc 1, 40-45) ; cette maladie ronge son corps, de plus, elle l’exclut de toute vie sociale, de toute relation ; la lèpre, le péché, c’est tout un pour la société d’alors. Sans doute, Jésus est-il touché par l’audace de ce lépreux, qui n’a plus rien à perdre, qui brave les interdictions en s’approchant de lui ; alors, devant une telle confiance, il le touche, se faisant lépreux en quelque sorte et pécheur lui-même aux yeux des gens.. Et voilà que la vie gagne sur la mort, c’est elle qui est contagieuse, non la maladie et le péché !
« Mon modèle à moi c’est le Christ  » (1 Co 10, 31…), dit Paul, qui veut se faire proche de tous. Le Christ, modèle pour une Eglise de compassion, une Eglise « servante et pauvre  », afin que gagne la vie aujourd’hui.( Vatican II ). Le Christ, modèle pour chacun de nous ?

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