L’Evangile du dimanche

L’Evangile du dimanche avec une introduction de Jean-Marie Rabain.

Podcast de RCF 22 Côtes d’Armor : l’Évangile du dimanche est lu et commenté tous les vendredis à 11h00 et 19h30 autour de la table.

Sixième dimanche de Pâques – Ac 10, 25-26. 34-35. 44-48 ; 1 Jn 4, 7-10 ; Jn 15, 9-17 Avez-vous lu le récit de la rencontre de Pierre et de Corneille dans ce dixième chapitre des Actes ? Ce récit me touche toujours autant, me surprend et m’émerveille à la fois. Après une vision qui le laisse plein d’interrogation, Pierre le bon juif d’origine accepte humblement de suivre des étrangers, des païens, jusque chez Corneille le centurion romain. Il se laisse surprendre par l’action de l’Esprit. Il comprend ce que signifie la vision qu’il a eue, il comprend que l’Esprit Saint déjoue ses plans, qu’il ne fait pas de discrimination, que ces gens devant lui sont ses frères en humanité, qu’ils sont habités par le même Esprit et appelés à recevoir le même baptême. La Bonne Nouvelle du Christ est pour tous ! Un appel pour nous à écouter la voix de l’Esprit qui nous précède sur nos chemins.

5e dimanche de Pâques Act. 9,26-31. / Ps 22(21),26b-27.28-29.31-32. / 1 Jn 3,18-24. / Jn 15,1-8. Jésus nous invite à entrer avec lui dans une alliance avec Dieu. Il nous invite aussi à nous laisser émonder, tailler, purifier par Lui. Le mot demeurer est récurent. Jésus demeure en nous si nous sommes greffés à lui, attaché à son message et à son savoir-être. On ne jette au feu que les sarments secs qui ne laissent plus passer la sève. Dans chacune de nos vies, nous y trouvons des moments, des attitudes, des choix, qui ont été -ou sont- stériles pour notre foi et desséchants pour notre cœur. De temps à autre, il est bon de s’interroger : Qu’est-ce que je fais de la sève du Christ qui est en moi ? « Le père vous a émondés par la parole que je vous ai dite » : tout croyant travaillé par la parole de Jésus, tout disciple fermement ancré dans le commandement de l’amour se rapproche du bon sarment. Quand Dieu est accueilli en soi, quand la charité est vécue, les fruits viennent en abondance. Le secret de notre fécondité est entre nos mains. Laissons-nous soigner et émonder par Lui en toute confiance.

4e dimanche de Pâques Act. 4,8-12. / Ps 118(117),1.8-9.21-23.26.28cd.29. / 1 Jn 3,1-2. / Jn 10,11-18.

L’image biblique du berger nous parle des attitudes publiques des dirigeants, politiques ou religieux. Jésus, Bon Pasteur, a noué des relations de mutuelle connaissance avec ceux qu’il a rencontrés. Il a rendu la vue à ceux qui étaient aveuglés et repliés sur leurs ténèbres. Le bon pasteur est celui qui gouverne et conduit par de bons chemins. Il guide et fait grandir en dévoilant notre être véritable. Il prend soin de ceux qui sont sur d’autres chemins pour les guider vers le Père. Pierre nous fait découvrir que l’Esprit veut nous rendre sensible aux infirmités de l’homme contemporain et nous donner de participer à son relèvement. Nous sommes donc invités à aller à la rencontre et à l’écoute des autres, surtout des exclus. Nous pouvons devenir de bons pasteurs pour les autres, par exemple pour les victimes des organisations qui marginalisent les non-performants.

3e dimanche de Pâques Act. 3,13-15.17-19. / Ps 4,2.4.7.9. / 1 Jn 2,1-5a. / Lc 24,35-48.

Au retour des disciples à Jérusalem, la foi qui consiste à croire sans voir, n’est pas acquise. Jésus leur est apparu et a partagé un repas avec eux : cela ne suffit pas. Il doit les convaincre de sa présence réelle, les convertir et illuminer leur esprit en leur révélant le sens profond des Ecritures. Alors seulement, Jésus faisant le lien entre expériences et Ecritures, les disciples comprennent. Jésus peut donc leur parler de l’avenir et du rôle-clé qu’ils y joueront. Luc veut nous faire comprendre que la foi ne vient pas à maturité d’un coup ; elle se forge à partir d’expériences et cela suppose de notre part une ouverture, un accueil permanent. Notre foi s’appuie sur celle des apôtres qui ont accompagné Jésus dans sa mission ; ils l’ont vu, touché, et ont mangé avec lui après sa résurrection. Persévérons avec confiance sur notre itinéraire de foi.

2e dimanche de Pâques Act. 4,32-35. / Ps 118(117),2-4.16ab-18.22-24. / 1 Jn 5,1-6. / Jn 20,19-31.

A Pâques, nous avons contemplé un tombeau vide et ouvert, source de joie. Aujourd’hui, l’évangile s’ouvre sur des portes verrouillées par des disciples repliés. Quel contraste ! Jésus vient alors les rejoindre dans le climat de mort dont ils restent prisonniers. « La paix soit avec vous. ». Cette parole vient les booster pour les libérer de leur culpabilité et, leur donnant son Esprit Saint, Jésus les investit de ses pouvoirs. Il devra revenir la semaine suivante et convaincre Thomas, qui reste extérieur à l’Événement. Il n’est pas physiquement enfermé mais veut s’appuyer sur une expérience objective. Le refus de croire sans voir, manifesté par Thomas, est censé interroger le lecteur que nous sommes. Ce passage de la peur à la foi représente un itinéraire typique que nous avons à parcourir sans cesse, au fil des événements que la vie nous fait traverser. Aujourd’hui, pour effectuer ce passage du doute à la foi, nous avons souvent besoin de la visite du Christ. Notre seule tâche est de l’accueillir pour nous apporter la paix… et la foi.

« On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. »

« Voici que je fais l’univers nouveau » (Ap 21,5)

25 mars– Dimanche des Rameaux et de la Passion – Ph 2, 6-11 ; Mc 14, 1 à 15, 47 Nous entendons, ce dimanche, le récit de la passion selon Saint Marc. L’évangéliste y montre l’infinie solitude de Jésus pendant tout le temps de la Passion, une solitude qui va grandissant depuis les heures au jardin des Oliviers, au long de la nuit d’interrogatoire, de torture et le chemin du calvaire jusqu’à cette plainte du psalmiste, que Jésus reprend : « Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ». Silencieux, il est seul face à ses bourreaux, abandonné de tous. Ses disciples, dont Marc a souligné souvent l’incompréhension tout au long de l’évangile, se sont dispersés, Judas l’a trahi et Pierre renié, La nature elle-même, plonge dans les ténèbres. Abandon des hommes et de la création. Marc veut-il signifier que la foi est au cœur de ce silence, où l’homme ne peut plus que se tourner vers Dieu ? Que Dieu qui ne répond pas est pourtant là en l’homme crucifié ? Nous entendons les mots du centurion païen : « Cet homme était vraiment le fils de Dieu ! ». Étonnante parole de foi ! Nous voici invités à redire cette parole et à demeurer, face à la croix, avec les femmes qui « regardaient de loin », dans le silence et l’amour compatissant.

Cinquième dimanche de carême - Jr 31, 31-34 ; He 5, 7-9 ; Jn 12, 20-33. Le texte d’évangile selon Jean, que nous entendons aujourd’hui, nous raconte que des Grecs veulent « voir Jésus », c’est-à-dire le rencontrer. Ce sont des étrangers ; à travers eux, l’évangéliste nous invite à voir l’ouverture universelle de l’évangile. C’est l’occasion pour Jésus de dire ce qui le fait poursuivre sa route : « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt… » Il signifie par là à ses disciples, et à ceux qui veulent le voir, qu’une vie toute donnée par amour portera beaucoup de fruit. De la mort surgit la vie. Ses sentiments ? De l’angoisse devant ce qui l’attend et aussi de la confiance envers son Père. l’Heure est venue pour lui, d’être élevé sur la croix, élevé par Dieu, « glorifié ». L’Heure est venue où s’accomplit pleinement l’alliance entre Dieu et les hommes, cette alliance qu’annonçait Jérémie et que Dieu inscrit au fond des cœurs : « je mettrai ma loi au plus profond d’eux-mêmes….je serai leur Dieu et eux seront mon peuple ». Dans sa réponse, Jésus dit encore que là où il est, là sera son serviteur. « Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ! » Pas d’alternative. Donner sa vie engage : individuellement et solidairement avec les frères humains.

Quatrième dimanche de carême – 2 Ch 36, 14-16 ; Ep 2, 4-10. Jn 3, 14-21, Il faut que le fils de l’homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne, par lui la vie éternelle. Jésus reprend à son compte le symbole du serpent de bronze présenté par Moïse pour le salut de son peuple ; Au temps de Moïse, seul le peuple de l’Alliance était concerné ; ici, c’est tout homme, c’est le monde entier qui est appelé à croire pour vivre de la vie de Dieu : De plus, il ne s’agit plus d’une guérison physique, mais du don de la vie par Jésus, élevé sur la croix. « Ce salut ne vient pas de vous, il est un don de Dieu …c’est par grâce que vous êtes sauvés et par le moyen de la foi. Un cadeau que nous sommes libres de recevoir ou non. Le verbe croire est répété plusieurs fois dans le texte de Saint Jean : En effet, croire, n’est-ce pas lever les yeux vers le Christ mort et ressuscité c’est-à-dire s’ouvrir au don de Dieu, choisir au cœur du quotidien, de se tourner vers la lumière, vers celui qui est chemin, vérité et vie ? Qu’en ce temps de carême, il nous en donne le désir et la force !

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