Abraham en fête Enregistrer au format PDF

Jeudi 24 septembre 2015

Dans le train d’Addis Abbeba à Djibouti, je voyageais avec un jeune musulman. Il descendait à Djibouti pour l’Aïd-el-Kébir, la fête du mouton, en souvenir d’Abraham devant sacrifier son fils. Quelle ne fut pas sa surprise quand je lui expliquai que pour nous aussi, Abraham est le premier à avoir fondé notre Foi en Dieu Unique, le père des croyants. A l’origine de la Révélation.

Les musulmans vont fêter l’Aïd-el-Kébir, en souvenir du mouton providentiel, sacrifié à la place du fils, célébrant le Tout-Puissant pour avoir donné ce père fondateur, Abraham, El Khalil, l’ami de Dieu.

Le récit de l’Histoire d’Abraham, écrit dans la Bible entre le Xe et Ve siècle avant JC, a été reçu différemment par les Israélites, les Chrétiens et les Musulmans : les premiers parlent du sacrifice d’Israël, fils de la promesse, et les derniers d’Ismaël, fils d’Agar la servante. Cette divergence, problème de captation d’héritage, doit rester un simple problème familial ; c’est bien connu que les frères s’entendent, tant qu’ils n’ont pas hérité…

L’essentiel dans l’Histoire d’Abraham, c’est qu’il a renoncé au polythéisme idolâtre de Babylone, pour adhérer à la Foi en Dieu Unique, fondant ainsi les Religions monothéistes. Il vaut donc mieux prendre conscience de ce qui nous est commun avec les descendants de ce patriarche, le père de la multitude ! Le Seigneur « se souvient de son amour, en faveur d’Abraham et de sa race à jamais » chantons nous dans le Magnificat.

Dans quelques jours, les Musulmans vont fêter l’Aïd-el-Kébir et réciteront la sourate 22 : « Dieu est le plus grand, Dieu est le plus grand, Dieu est le plus grand, il n’y a pas d’autres divinités à part Allah et Dieu est le plus grand, Dieu est le plus grand et à lui seul lui sied la Louange ». L’islam incite les croyants à remercier Dieu pour ses bienfaits, et à partager la viande issue du sacrifice avec les pauvres et les voisins….

Chrétiens et Juifs peuvent se joindre à ces louanges, et se féliciter de partager cet héritage de la première Révélation, l’irruption de la relation de Dieu avec les hommes.

Voir en ligne : Aïd al-Adha