C’est parti mon coco Enregistrer au format PDF

Samedi 25 août 2018

Trégor et Goëlo fêtent la cueillette du coco
Plus d’un millier d’hectares vont être plumés [1] pour ce haricot qui bénéficie de l’AOC parcimonieusement donnée aux produits agricoles.

Le coco de Paimpol fait partie des Fabacées, quel joli mot à mettre sur les menus, pour snober un peu les invités … Cultivé en Bretagne depuis le XVIIIe siècle, c’est en 1928 qu’il a pris son envol lorsqu’un marin a rapporté ces nouvelles graines d’Amérique latine (de couleur rouge au Brésil il est appelé fayo).
Immigration analogue à l’artichaud.

Il y a haricot et haricot. Le haricot vert est apprécié pendant l’été, chaud ou froid, il est fréquent sur les plats. Les anglais l’appellent « french beans », rejoignant ainsi les assiettes avec les « french fried », nos frites nationales.
Mais le coco dit de Paimpol, ce n’est pas le vulgaire fayot, qui était notre nourriture principale en pension.
Il est original, de par sa forme très ronde, et son goût particulier. Ne dit-on pas que la majeure partie des 8000 tonnes récoltées, pardon plumées, part dans le sud-ouest pour le fameux cassoulet ?

Comment le définit-on ? C’est un haricot blanc frais à écosser. Sa gousse est jaune pâle, marbrée de violet, son grain est blanc nacré. Premier haricot a être gratifié d’AOC, en 1997, il est désormais AOP, appellation d’Origine Protégée au plan européen ; Non mais, qu’est-ce que vous croyez ! ce fayot a maintenant des lettres de noblesse.

Nous allons le trouver dans les magasins en sacs de 10 ou 5 kilos. Il faut en profiter en cet automne qui s’annonce, c’est sa saison. Pour ce qui est du flageolet en bocal, cela attendra Pâques avec le gigot.

Les grands cuisiniers nous le recommandent en chili con carne bien sur, en cassoulet, ou même froid en salade.
J’arrête ma pétulance, vous souhaitant un bon appétit.

[1le coco ne se récolte pas, il se plume, quelle délicatesse de langage.

Voir en ligne : Coco de Paimpol