De Noël à la Nativité Enregistrer au format PDF

Jeudi 6 décembre 2018 — Dernier ajout mardi 4 décembre 2018

Deux mots pour une même fête mais deux mots qui ne disent pas la même chose !

Deux mots pour une même fête mais deux mots qui ne disent pas la même chose !

Noël : A peine les déguisements d’Halloween rangés que déjà les catalogue de jouets, décorations et publicités prenaient la vedette. Les enseignes rivalisent d’imagination pour prendre leur part de marché dans ce qui est chaque année au vrai sens du terme "la folie de Noël". Même les plus modestes s’y laissent, prendre au risque de lendemains difficiles.
Noël : un grand bonheur éphémère ?
Difficile aujourd’hui de lier Noël à une naissance malgré sa racine latine "natalis" qui veut dire justement "naissance".
A l’origine il n’y avait pas d’ambiguïté puisque c’était une fête païenne pour célébrer la reconquête du jour sur la nuit. Ce n’est qu’en l’an 354 que le pape de l’époque décide de faire de ce solstice d’hiver la date de la nativité de Jésus : Christ-lumière plus fort que l’obscurité du monde.
La diminution des racines chrétiennes dans notre société moderne a fait tomber la naissance de Jésus dans l’oubli. Notre société a gardé la forme de la fête en en oubliant son motif profond. Alors, puisque le mot "Noël" ne porte plus suffisamment la dimension "naissance de Jésus", pourquoi ne pas utiliser un autre mot moins ambiguë et qui nous entraîne plus loin ?

Nativité : La fête de la Nativité est un peu comme la fête anniversaire de la venue de Jésus dans notre monde. Quand nous fêtons l’anniversaire de quelqu’un, le plus important c’est d’abord de se rassembler autour de lui. Les cadeaux et le bon repas ne sont qu’une expression complémentaire du lien que nous partageons avec lui. Fêter la Nativité pour des chrétiens, c’est d’abord fêter la naissance de Jésus. Sa naissance nous invite à faire la fête entre nous pour lui, et puisqu’il n’est pas physiquement présent au milieu de nous, c’est entre nous, mais en son nom, que nous nous faisons des cadeaux les uns aux autres. Pour le rendre présent au milieu de nous rien de mieux et de plus beau qu’une crèche chez nous. Dans chaque famille chrétienne il doit y en avoir une !
Sa naissance était désirée et attendue "Depuis plus de 4000 ans nous le promettaient les prophètes, nous attendions cet heureux temps" dit un vieux cantique traditionnel.
Sa naissance a été source d’une grande joie "Gloire à Dieu dans le ciel et paix sur la terre aux hommes qu’Il aime" allons-nous chanter en reprenant les paroles des anges aux bergers
Sa naissance a été source d’espérance : "Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière" pourrons-nous entendre de la bouche d’Isaïe dans la messe du 24 Décembre au soir.
Mais aussi une naissance qui, sur le coup, est passé presque inaperçue, ce qui fait dire à St Jean dans son prologue le matin de Noël "Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reconnu"

Grandeur et fragilité de cette irruption de Jésus, Dieu fait homme, de l’Emmanuel « Dieu avec nous. »
Chaque nouveau-né porte en lui un avenir, une vie à construire. Celle de Jésus a bouleversé notre monde d’une manière irréversible. En prenant notre condition humaine il restaure la nature humaine dans sa dignité d’enfant de Dieu, il restaure en moi ma dignité d’enfant de Dieu !
Un tel événement mérite bien que nous le prenions au sérieux. Qu’en pensons-nous ?