Faire toutes choses nouvelles, aujourd’hui et demain  Enregistrer au format PDF

Mardi 2 juin 2020 — Dernier ajout lundi 1er juin 2020

Coronavirus. COVID. Confinement. Déconfinement. Attestation. Masque. Gel hydro-alcoolique. Distanciation sociale. Virus.

Différents mots qui ont fait leur apparition et qui scandent notre quotidien. Ces mots sont chargés d’un sens anxiogène, d’une réalité qui s’inscrit dans la peur, dans la catastrophe, dans la volonté de se protéger. Ces mots ont la saveur de la fragilité et de la mort. Dans un monde où rien ne semblait nous freiner, où nous pensions continuer de vivre sans inquiétude, où nous pensions que le bonheur pouvait s’inscrire dans la futilité et le moment présent, où nous pourrions nous croire immortels, nous voici renvoyés à notre fragilité par un ennemi invisible, qui peut tout anéantir sur son passage, qui se sert de notre condition humaine pour nous anéantir les uns les autres.

Et pourtant, cette crise sanitaire que nous traversons a été le révélateur de notre capacité à nous mobiliser, à faire œuvre de responsabilité personnelle et collective, à déployer des énergies créatives, à poser des actes de solidarité et de fraternité. Dans l’épreuve, nous avons démontré notre capacité à nous soutenir, à témoigner de notre foi en une volonté de continuer à vivre et à faire émerger les prémices d’une vie à appréhender autrement.

En ce dimanche 31 mai 2020, les chrétiens retrouvent le chemin de l’église pour célébrer la fête de la Pentecôte. Cette fête est d’une grande actualité. Par le don de l’Esprit-Saint, qui est un souffle de vie et un souffle créateur, Dieu nous donne sa force et son courage pour que nous puissions, avec Lui, « faire toutes choses nouvelles » (Ap.21,5).
En effet, cette fête est l’expression symbolique de l’harmonie retrouvée, d’un lien nouveau et éternel entre le ciel et la terre, d’une communion possible dans le respect des identités et des différences. C’est à cette « nouvelle création » que nous sommes conviés : non pas se prendre pour Dieu ou un super-héros, tout-puissant, mais se considérer comme un maillon indispensable dans la chaîne de l’humanité pour, ensemble, créer de nouvelles relations, au service de la Création et de chaque être humain, et en premier en faveur des plus faibles, des plus pauvres, des plus démunis. Il y a 5 ans le Pape François nous offrait son encyclique « Laudato Si » sur l’écologie intégrale. Il écrit notamment : « Tout est lié, et la protection authentique de notre propre vie comme de nos relations avec la nature est inséparable de la fraternité, de la justice ainsi que de la fidélité aux autres ». (LS n°70)
Puisse cette nouvelle étape de notre histoire, nous faire prendre conscience que nous sommes liés les uns aux autres par un projet de Vie et nous faire entrer dans un processus qui soit au service de la Création et de tout être humain !
Prenons soin de nous ! Bon mois de Juin.