Homélie du 25e dimanche du temps ordinaire B - 23 sept 2018 Enregistrer au format PDF

Rentrée pastorale - Notre-Dame de la Mer -
Lundi 24 septembre 2018 — Dernier ajout lundi 22 octobre 2018

Chers amis,
j’imagine que, comme moi, vous avez été sensible aux mots de la lettre saint Jacques que nous venons d’entendre dans la 2e lecture. Ce texte pose à grands frais la question du contraste entre deux modes de vies : une vie désordonnée orientée vers le profit et le vice, et l’autre vie centrée sur la charité, l’amour de Dieu et du prochain. La première lecture parlait déjà de deux types de personnes : les justes qui font toujours l’effort de correspondre à la volonté de Dieu et les impies qui ne font aucun effort et tentent toujours de déstabiliser les autres. Et il se fait que dans le concret, les deux vies, les deux types de personnes résident en chaque homme. Tout homme, je pense bien, est mû par le désir de faire du bien et même d’être parfait. Mais dans le même temps, il se heurte très souvent à ses propres convoitises qui le fragilise, le décourage et même le pousse à tendre beaucoup plus vers le mal que vers le bien : Saint Paul écrivait : « "Je ne fais pas le bien que je veux, mais le mal que je ne veux pas, je le commets" (Ro 7.19). Et même, nous sommes chrétiens, hommes de bonne volonté, familiers de Dieu et du prochain, on n’y échappe. Même les apôtres du Christ n’y ont pas échappé. Alors que le Maître venait juste de leur parler des événements imminents : de sa passion, sa mort et sa résurrection, des évènements qui devaient quand même les secouer, ils étaient préoccupés par autre chose : ils discutaient entre eux pour voir qui était le plus grand. Peut-être qu’ils pensaient à la succession, à l’héritage, si héritage il y avait.
Aux apôtres et à nous tous aujourd’hui le Christ nous répond que le meilleur chemin pour sortir de cet engrenage, c’est celui de l’humilité, du service, du détachement, de l’attention à l’autre. Depuis le début de son pontificat le pape François n’a cessé de nous rappeler cette dimension indispensable de l’Eglise : l’attention particulières aux plus faibles : les démunis, les sans abris, les malades, les isolés, la minorité, les enfants. Et le Christ nous le rappelle aussi fortement : quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille, et qui m’accueille accueille aussi celui qui m’a envoyé.
Chers amis, comme tant de domaines de notre vie de travail, la vie ecclésiale commence une nouvelle année. Et c’est ce qui nous rassemble en ce dimanche. Et je suis particulièrement heureux que l’église ce matin soit si dorée, puisque nous avons pratiquement tous les âges, toutes les couleurs de la tête … toutes les composantes d’une communauté paroissiale : les prêtres, les diacres, les servants, les catéchumènes, les parents, les choristes (jeunes comme moins jeunes), les différents agents pastoraux, les catéchistes qui sont souvent des gens activités mais qui donnent de leur peu de temps… Nous avons encore besoin de bonne volonté pour des classes qui sont encore sans catéchiste… C’est ça la beauté de l’Eglise, de la communauté paroissiale où le « Je » s’épanouit dans le « nous ». Tout à l’heure, dans l’Eucharistie, nous dirons notre Père, et non Père. On n’est pas chrétien tout seul, on l’est dans et par la communauté. Ma prière pour vous est que chacun puisse vraiment s’épanouir dans cette communauté et y trouve des ressources pour continuer à tendre vers la perfection, dans l’amour de Dieu et du prochain.