Homélie du 5e dimanche ordinaire - A - Dimanche de la Santé - Enregistrer au format PDF

Mercredi 12 février 2020 — Dernier ajout lundi 10 février 2020

Homélie du 5e dimanche ordinaire - A - Dimanche de la Santé et onction des malades :

« De vos mains jaillira la lumière »

Frères et sœurs,

Jésus utilise deux images importantes pour nous dire qui nous sommes. L’image du sel et l’image de la lumière. Pour le sel, nous avons le choix entre différentes sortes de sel (sel fin, gros sel, sel marin, sel de Guérande …). Pour la lumière, il y a également le choix : bougie ou ampoule, lampe à huile ou led, veilleuse ou lampadaire …

Le sel est enfoui au cœur de la nourriture pour y donner de la saveur, y donner du goût. La lumière se voit, elle éclaircit notre chemin, notre route, elle vient donner de la clarté au cœur de la nuit. Ainsi, ces 2 images sont complémentaires.

Jésus, durant sa mission, s’est montré à la fois comme « celui qui se tient au milieu de nous » mais que nous ne sommes pas capables de reconnaître comme le Messie, l’Envoyé de Dieu. Jean Baptiste dira de Jésus : « Il se tient au milieu de nous le sauveur, et je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales. » A un autre moment, Jésus se définira comme « la lumière du monde », cette lumière qui vient de Dieu et qui éclaire toute personne, tout peuple, pour le guider.
Or, chacun de nous, enfants, jeunes, adultes, nous sommes déjà sel de la terre et lumière du monde. Cela ne veut pas dire que nous devons nous prendre pour les meilleurs et pour les plus funs de la terre. Cela veut dire que nous avons comme mission, en tant que disciple de Jésus, ami du Christ, de témoigner d’une joie de vivre, de notre optimisme, de notre espérance, et aussi de signifier, par toute notre vie et dans toutes les dimensions de notre existence, que nous nous laissons éclairer de l’intérieur par cette Lumière qui jaillit du tombeau au matin de Pâques et qui s’appelle Jésus, le Vivant, le Ressuscité.
Aussi, aujourd’hui, en ce dimanche de la santé, nous voulons d’abord rendre grâce, dire Merci à Dieu pour tous ceux et celles qui chaque jour, parfois dans des conditions difficiles et délicates, sont sel et lumière, auprès des personnes malades, des personnes âgées, des personnes en situation d’handicap. Je voudrais ici que nous rendions grâce notamment pour le travail des différents soignants qui accompagnent et prennent soin au quotidien des personnes en détresse, en souffrance, mais aussi pour les aidants et les différents bénévoles qui s’engagent au service de la vie et de la dignité humaine. Mais, avec vous, je tiens aussi à rendre grâce pour toutes ces personnes en souffrance qui, au cœur de leur combat, nous témoignent de leur courage et de leur volonté de surmonter le mal pour un plus de vie, dans un élan d’espérance.
Aussi, durant cette célébration, certains de nos frères et sœurs vont recevoir le sacrement de l’onction des malades. Par ce sacrement, c’est le Christ qui se fait pour eux, sel et lumière, afin de leur manifester au cœur de leur combat, de l’amoindrissement des forces, de leurs problèmes de santé, (leur manifester) la tendresse, la force et le réconfort de Dieu son Père et notre Père. C’est la mise en acte de se prendre soin dont nous parle le prophète Isaïe dans la 1re lecture lorsqu’il souligne comment le Dieu de l’Alliance se fait proche du pauvre, du précaire, du démuni et qu’il invite le croyant à « ne pas se dérober à son semblable » afin que de nos paroles, de nos gestes, de nos actes, de nos mains « jaillissent la lumière de la vie, la lumière de l’espoir, la lumière de l’espérance ».

Frères et sœurs,
Que Marie, Notre Dame de la Lourdes, que nous fêterons en ce 11 février, intercède pour nous auprès de son Fils Jésus et qu’elle nous aide à avancer sur le chemin de la vie qui est chemin de croix et de résurrection, avec la même assurance que celle de Ste Bernadette lorsqu’il affirmait avec foi : « La Dame m’a regardé comme une personne ».