Homélie du dimanche de la Pentecôte 2019 Enregistrer au format PDF

Première des Communions à Saint-Quay Portrieux
Mercredi 19 juin 2019

Frères et sœurs bien-aimés,

C’est une grande joie pour chacun et pour nous tous ici de pouvoir célébrer ensemble cette belle fête de la Pentecôte. C’est d’autant une joie plus grande pour nous de pouvoir accueillir en ce jour en plus de toutes les grâces de l’Esprit Saint, la joie de voir notre communauté agrandie et embellie par ces enfants qui tout à l’heure seront baptisés ou recevront la sainte communion.

Nous avons entendu dans le livre des actes des apôtres ce beau récit de la Pentecôte, un événement extraordinaire qui se produit. Voici dix jours déjà que le Christ Ressuscité s’en est allé au ciel sous les yeux hagards des Galiliéens. Aujourd’hui, 50 jours après Pâques, les disciples étaient réunis dans une maison et priaient. Ils avaient encore la flamme de la foi encore allumée, mais aussi cohabitait en eux la crainte des juifs et des païens. Désormais, ils ne peuvent prier ouvertement, montrer officiellement leur foi… ils avaient toujours peur et c’est dans cette peur que l’Esprit Saint descend sur chacun d’eux sous la forme des langues de feu. Et c’est alors que tous se mirent à parler des langues étranges. Et tous ceux qui entendaient pouvaient aussi comprendre dans sa langue maternelle… J’imagine que ce doit être un événement exceptionnellement beau. Tout le monde parle des langages différents et tout le monde comprend. C’est cela la grâce de l’Esprit Saint, cette grâce que nous avons la joie de pouvoir tous recevoir aujourd’hui dans la diversité. Dieu ne nous donne pas son Esprit en uniforme, mais différents, chacun selon sa spécificité, son charisme… Dans cette église ce matin, nous avons l’organiste, les choristes, les catéchistes, les catéchumènes qui, aujourd’hui font un pas en avant, nous avons tout le peuple de Dieu, et à l’autel prêtres, diacres, servants. Et nous sommes tous différents, parfois même divergents. Et dans la grâce de la Pentecôte de la Pentecôte, cette différence est un avantage, une richesse. Tous, dans la diversité de nos dons et charismes, constituons à construire le Corps du Christ qu’est l’Eglise. Chacun a le droit, sinon le devoir de participer activement selon le don de l’Esprit qu’il a reçu pour la vie de l’Eglise universelle et locale, dans nos maisons, dans nos relais, dans notre paroisse. Quand j’étais petit, nos parents révisaient les cours de catéchèse avec nous à la maison… j’espère bien que tous continuent de le faire aujourd’hui.

La fête de la Pentecôte nous donne l’occasion de nous rappeler que, quand l’Esprit souffle, il nous appelle à nous lever et à nous mouvoir et avancer pour prendre notre part active dans l’annonce du Royaume. Nos enfants ce matin vont faire un pas en avant dans cette mouvance de l’Esprit Saint que tous, nous avons reçu au baptême. Je me permets de m’adresser à eux maintenant en particulier

Chers amis qui allez tout à l’heure être baptisés ou commencer à prendre la communion, vous avez certainement au cours de votre cheminement des moments de doute ou même de découragement… Dans une société de moins en moins croyante, la tentation peut-être très grande et on pourrait se dire à quoi bon ? Mais moi, je vous dis tout de suite que vous fait le meilleur choix, celui qui ne vous sera jamais arraché. Baptisés dans l’Esprit Saint, vous êtes maintenant heureux d’être invités au repas du Seigneur. J’imagine que vous attendiez ce moment depuis longtemps et avec grande joie. J’ai lu les lettres de demandes que vous avez faites et j’ai répondu personnellement à chacun de vous. Vous y avez dit clairement votre vif désir et votre conviction de recevoir en vous, non pas une simple hostie, mais le corps du Christ. Quand vous approcherez tout à l’heure, en vous montrant le saint Sacrement, le ministre vous dira « le corps du Christ », et vous répondrez Amen. C’est-à-dire : « je crois, je crois que c’est Jésus qui est effectivement présent dans cette hostie, je crois que c’est lui qui rentre en moi. Je crois que dès à présent, je suis lié à lui à jamais. » Que ne s’éteignent jamais en vous cette flamme de foi et de vie pour vous-mêmes, pour vos parents, vos amis et pour nous si nombreux rassemblés dans cette église pour vous entourer et célébrer avec vous ce joie de communier. N’oubliez jamais, que le pain que l’on vous donne à l’Eucharistie, ce n’est plus un pain de boulangerie, c’est le corps du Christ que nous devons recevoir avec le plus grand respect possible, la plus grande humilité possible, la plus grande joie possible de pouvoir accueillir Jésus dans notre cœur. Qu’il y demeure maintenant et à jamais.

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