Homélie du jour de Pâques Enregistrer au format PDF

Lundi 2 avril 2018 — Dernier ajout mardi 8 mai 2018

Il y a si longtemps que je t’attends. Sois heureux et réjouis. Je suis ressuscité pour toi et avec toi.

Chers amis,

Au terme de ces quarante jours de pénitence, en ces célébrations qui constituent le sommet de toute la liturgie chrétienne, après avoir écouté tous beaux textes, je ne sais plus vraiment quoi dire. Jeudi soir nous avons commencé à suivre Jésus qui entre dans sa passion, dans l’angoisse de sa mort imminente. Vendredi, nous l’accompagné sur le chemin qui l’a conduit jusqu’à la mort. Dans la nuit très sainte d’hier, nous étions encore autour de Jésus, pour cette fois-ci jubilez de la gloire incomparable de sa résurrection. Après la densité de tous ces événements que nous avons vécus, je me demande vraiment ce que je peux encore dire. Après tant d’hésitations, je me résous simplement à vous transmettre de vive voix et fidèlement le message que j’ai reçu de la part du Ressuscité pour vous.

Mon cher frère, ma chère sœur, mon cher ami,

Pendant ces quarante jours, tu as marché avec moi pas à pas sur ce long et difficile chemin de Golgotha que j’ai accepté d’entreprendre pour toi. Quand je souffrais, quand on mentait sur mon compte, quand on me frappait, quand on me rouait à terre dans la poussière et les pierres, quand même le passant inconnu se moquait de moi et crachait sur mon visage, défiguré, misérable et gisant sur la croix, je pensais à toi. J’étais fatigué, découragé, déçu, mais ta seule pensée me donnait du courage, parce que je t’aime beaucoup et tu comptes à mes yeux. La souffrance, je l’ai enduré pour toi, afin que désormais tu ne puisses plus souffrir et que si malgré tout, il t’arrivait de souffrir, tu puisses simplement lever les yeux vers moi, pour me regarder, me contempler, compter mes côtes si tu le veux, mais surtout voir l’immense amour que j’ai pour toi. Aujourd’hui, j’ai vaincu la mort, je suis vivant pour les siècles des siècles. Et cela c’est encore pour toi.

Alors, sois heureux et réjouis-toi, exulte, chante et danse de joie parce que moi, j’ai vaincu le monde et par ma force, je te donne aussi la victoire sur tout. Désormais, il n’y a plus de mal qui soit invincible. Si quelque chose te fait peur, crie vers moi, et tu auras le courage, si tu as faim, dis-le moi, je te donnerai à manger, si tu as soif, avec moi, tu seras désaltéré. J’étais mort, mais désormais je suis vivant à jamais, ne sois plus désolé, tous tes soucis sont miens, ne garde plus le visage d’un vendredi saint sans Pâques.

En ce matin Marie-Madeleine, Pierre et Jean de bon matin sont venus me voir au tombeau. C’est très gentil de leur part. Toi, je ne te demande pas de venir au tombeau. Mais je te rassure simplement que, quelque soit ta situation, tu es précieux à mes yeux. Il y a seulement deux jours, Pierre m’a renié trois fois de suite. Aujourd’hui, il court pour venir à mon tombeau. Jean, tout jeune, ne laissait encore rien. Il n’est jamais ni trop tôt, ni trop tard pour revenir à moi. Tu es peut-être à certains égards ou totalement très loin de moi, mais moi, je suis toujours près de toi. Tu penses peut-être rarement à moi, mais moi, tu es toujours dans ma pensée. Alors, simplement, en ce jour où avec toi je remporte la victoire sur le mal, le péché et la mort, lève les yeux vers moi et reviens. Il y a si longtemps que je t’attends. Sois heureux et réjouis. Je suis ressuscité pour toi et avec toi.

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