Homélie du quatrième dimanche de Pâques - Année A - Enregistrer au format PDF

Dimanche 3 mai 2020
Samedi 2 mai 2020

Lectures : Ac 2, 14a. 36-41 ; Ps 22 (23) ; 1P 2, 20b-25 ; Jn 10, 1-10

Chers amis,

Nous voici déjà dans la quatrième semaine de notre chemin de Pâques. En ce dimanche, dans les moments que nous traversons toujours depuis deux mois, j’imagine que chacun de nous est consolé de ces belles paroles pleines de tendresse de la part du Christ : « Moi, je suis la porte des brebis … Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance ».
Nous nous réjouissons vraiment de nous voir comme des brebis dont le Berger est le Christ et de bénéficier largement de cette sollicitude particulière. Nous avons pour nous un vrai et bon Pasteur, un Pasteur qui nous connaît chacun par son nom, un Pasteur qui ne craint pas de risquer sa vie pour la nôtre, un Pasteur qui ne se contente pas de dire, mais qui met en pratique : dans la joie de Pâques que nous continuons de célébrer, nous méditons le mystère de Jésus, frère et notre Dieu, notre bon Pasteur, qui nous aime tellement au point de tout donner jusqu’à sa vie pour nous. Et il continue de la donner pour nous chaque fois que nous acceptons de reconnaître que nous sommes vraiment brebis de ce Bon Pasteur qui ne nous nourrit pas de foin, mais de son propre corps et sang !
Le Christ affirme que ses brebis le connaissent et qu’elles écoutent sa voix. Aux jours de fête et de bonheur, comme aux jours de tristesse et de malheur, aux jours de richesse ou de pauvreté, de force ou de faiblesse, de santé ou de maladie, de soleil ou de pluie … sommes-nous toujours rassurés que nous ne sommes pas seuls, et que, jour et nuit, veille pour nous le bon et fidèle Pasteur ? La première lettre de Saint Pierre qui nous est proposée en deuxième lecture en ce jour finit par ces mots : « A présent, vous êtes retournés vers votre Berger, le gardien de vos âmes ». Nous sommes une fois encore invités aujourd’hui à nous tourner vers le Bon Pasteur, à admirer la tendresse avec laquelle il parle de sa relation avec ses brebis. Il y a entre lui et chacun de nous une connaissance, une confiance, un amour réciproques, sincères et forts.
Depuis 1971, au quatrième dimanche de Pâques, l’Eglise nous invite à prier pour les vocations. Aujourd’hui plus que jamais, l’Eglise continue d’avoir besoin de vaillants ouvriers pour travailler dans la vigne du Seigneur.

Le Concile Vatican II ne cesse de rappeler ce fait essentiel : « … Tous les fidèles (…) incorporés au Christ par le Baptême, sont intégrés au peuple de Dieu, et participent à leur manière à la fonction sacerdotale, prophétique et royale du Christ, remplissent pour leur part la mission de tout le peuple chrétien dans l’Eglise et dans le monde » (cf. Constitution sur l’Eglise, Lumen Gentium, n° 31). Dans le mot « vocation », nous entendons l’infinitif latin « Vocare » (appeler). Nous sommes tous appelés par le Christ, mais pas de la même manière. Chacun de nous est appelé de façon personnelle par le christ pour une mission toute spéciale, mais indispensable pour la vie de l’Église (cf. 1 Co 12).
Il y a quelques jours les évêques de la Province de Rennes nous ont proposé une neuvaine de prière pour les vocations. Merci à ceux qui ont eu à cœur de prier cette neuvaine. Portons à cœur ce souci de l’Église notre Mère, prions pour que le Christ continue de susciter des vocations et beaucoup de bonnes vocations pour le service de son peuple. Et tout en priant, rendons-nous disponibles pour entendre et répondre favorablement à l’appel du bon Pasteur qui nous fait confiance et est prêt à nous donner une mission dans Son Église. Le Seigneur continue aujourd’hui à appeler à le suivre. Nous ne devons pas attendre d’être parfaits pour donner notre généreux “ me voici ”, ni nous effrayer de nos limites ou faiblesses (personne sur terre n’est parfait), mais nous sommes invités à accueillir avec un cœur ouvert la voix du Seigneur. Écoutons-le, discernons notre mission personnelle dans l’Église et dans le monde, et vivons-là dans l’aujourd’hui que Dieu nous donne.
En ce début du mois de Mai, prions beaucoup la Vierge Marie, confions à sa maternelle protection ceux que son Fils a associé plus intimement à son ministère pastoral par le sacrement de l’Ordre ou la consécration religieuse. Confions-lui chaque baptisé dans sa vocation particulière à la mission universelle de l’Église. Confions-lui l’Église, notre société, dans ces moments que nous traversons.
En attendant de pouvoir bientôt retrouver la chaleur de nos églises et de nos communautés, continuons notre marche pascale. Reconnaissons la voix de notre Bon Pasteur et efforçons-nous de toujours rentrer par la Porte de la Bergerie, si étroite soit-elle.

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