Homélie pour la bénédiction de l’orgue - chapelle Ste Anne, St Quay-Portrieux Enregistrer au format PDF

Jeudi 25 juillet 2019 - Colossiens 3, 12-17
Samedi 27 juillet 2019

Frères et sœurs,

C’est une belle symphonie qui nous réunit ce soir dans cette chapelle Ste Anne. A la fois nous rendons gloire à Dieu pour la réfection de cette chapelle et pour les merveilles qu’il accomplit par les talents, les compétences, des artistes, des artisans d’art et de l’autre nous accueillons cet orgue à 5 jeux, fruit de la générosité de M Jean Granoux qui est, comme tombé amoureux, de cette chapelle.
Saint Paul, dans l’extrait de sa lettre au Colossiens, invite les chrétiens à une double harmonie : harmonie des êtres humains entre eux par des relations de bienveillance, de respect, qui vont dans le sens de l’édification de chaque être humain et de l’édification du peuple qui, par sa marche ensemble, chacun à son pas, à son rythme, peut contribuer à l’épanouissement de chaque personne et permettre d’élever sa vie vers les splendeurs de la joie divine.

Ainsi, l’orgue est un instrument bien particulier dans la liturgie. Sa vocation première est au service des célébrations religieuses et de la musique sacrée. Le récital, auquel nous participerons à la fin de cette célébration, témoignera de la capacité de l’orgue à nous faire voyager et à nous emmener sur des rivages qui ont saveur de bonheur, de paradis.
D’ailleurs dans la charte des organistes promulguée par le service national de la liturgie, il est notamment écrit : « Depuis le Moyen Age, l’orgue est devenu un instrument caractéristique de la prière en Occident, plus que n’importe quel autre instrument. De nombreuses formes musicales qui lui sont propres ont trouvé leur source dans l’action liturgique, et, des prédécesseurs de Bach jusqu’à nos jours, de nombreux organistes ont découvert le rôle de l’orgue dans leur intuition religieuse ou dans leur vie de croyants. Souvent encore, les organistes ont été des compositeurs prolifiques de motets, cantates, musique et chants religieux ; comme interprètes et chefs de chœur, ils ont fait monter la louange des hommes vers Dieu.
La multiplicité des sons de l’orgue et son aptitude à les mélanger font de lui un instrument dont le caractère communautaire est évident : il est le symbole vivant de l’unité dans la diversité et appelle toute communauté chrétienne à le devenir.
Au-delà de son aspect spécifiquement utilitaire, il permet à une culture locale de trouver sa place dans le culte rendu à Dieu. Né de la main des facteurs d’Allemagne ou d’Espagne, de France ou d’Italie …, il témoigne de la prise en compte par la liturgie de l’Eglise d’un grand nombre de cultures. »
Ainsi, que cet orgue sur lequel, dans un instant, nous allons demander la bénédiction de Dieu et lui demander de répondre à l’accompagnement de la prière chrétienne dans les différentes circonstances de la vie tout être humain, soit, dans cette chapelle, dédiée aux gens de la mer, le signe d’une harmonie à rechercher, le signe d’une volonté de faire de nos vies, une vie unifiée, une vie qui prenne sens en cet artiste de la Vie qu’est Jésus le Christ, lui qui nous mène vers les joies célestes de son Père, lui qui nous permet d’élever nos vies pour qu’elles gagnent en profondeur et en épaisseur et soient ainsi enveloppées de la musique de Dieu que nous chantons par nos bouches et par nos voix, « pour la plus grande gloire de Dieu et le salut de tout être humain. »

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