L’Évangile de la nuit et du jour de Noël Enregistrer au format PDF

Mardi 24 décembre 2019 — Dernier ajout jeudi 26 décembre 2019

Nativité du Seigneur - Is 52,7-10 /Ps 98(97),1-6 /He 1,1-6 /Jn 1,1-18
Nous voici au point d’aboutissement du récit biblique du 1èr Testament. Une perspective nouvelle s’ouvre. Un enfant couché dans une mangeoire : c’est ainsi que l’Ecriture nous présente la venue du Fils de Dieu dans notre monde. Selon la tradition, Il est arrivé dans la nuit et l’obscurité d’une étable, et pourtant cet enfant est la Lumière du monde. Ses contemporains ne se sont pas rendu compte de cette arrivée de Dieu dans le quotidien de leur humanité. Pour St Jean, Jésus est la Parole de Dieu qui entre dans notre histoire et qui lui donne sens. Dieu s’est fait proche de nous, comme un enfant inoffensif, avec un besoin infini d’aimer et d’être aimé. Noël nous donne l’occasion de répondre à cet amour de Dieu en nous invitant à aimer davantage. Jésus, toujours vivant, vient demeurer parmi nous et en nous pour nous apporter la paix et un monde nouveau. Ouvrons-lui notre cœur pour bien l’accueillir. Noël c’est aussi la fête des mots d’amour et d’amitié, de paix et de réconciliation, des mots gratuits qui font du bien ou font revivre.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,1-14

En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre – ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie.
Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine. Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David. Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte.
Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.
Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux.
L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte.
Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur.
Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »
Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. ».

Solennité de la Nativité du Seigneur

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,1-18

Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement auprès de Dieu.
C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui.
En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.
Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean.
Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui.
Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.
Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu.
Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom.
Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu.
Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.
Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « C’est de lui que j’ai dit : Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. »
Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce ; car la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître.

Illustration : Jardinier de Dieu