L’Évangile du dimanche 10 novembre 2019 Enregistrer au format PDF

Samedi 9 novembre 2019 — Dernier ajout lundi 11 novembre 2019

32è dimanche du T.O. - 2 M 7,1-2.9-14 /Ps 17(16),1ab.3ab.5-6.8.15 /2 Th 2,16-17.3,1-5 /Lc 20,27-38.
En 1re lecture, victimes de persécutions, les 7 frères affirment leur conviction que Dieu ne peut les abandonner à la mort. C’est ainsi qu’apparaissent les 1res confessions de foi en la résurrection des morts. Jusqu’alors, le peuple hébreu croyait que sa foi en Dieu lui apporterait bénédictions et richesses sur cette terre, car il n’y avait rien après. C’est la doctrine juive de la rétribution : à partir de ses actes, le croyant est béni par Dieu qui le fait réussir ; l’homme injuste est puni et échoue. Jésus a levé le voile sur notre résurrection. Ne cherchons pas à calquer l’univers de la Résurrection sur l’image de notre univers. Ressusciter ce n’est pas devenir autre (métamorphosé), ce serait devenir autrement, accéder à notre divinité par un autre chemin. Jésus nous donne la vie éternelle dès maintenant. Il change nos morts en vie nouvelle et nous libère de la paralysie qui nous empêche d’avancer. Ce que nous serons est « en cours ». Soyons confiants, nous serons transformés comme Jésus l’a été le jour de Pâques parce que la puissance de Dieu nous ressuscitera.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 20,27-38

En ce temps-là, quelques sadducéens – ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection – s’approchèrent de Jésus et l’interrogèrent : « Maître, Moïse nous a prescrit : ‘Si un homme a un frère qui meurt en laissant une épouse mais pas d’enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère.’
Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfant ; de même le deuxième, puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d’enfants.
Finalement la femme mourut aussi.
Eh bien, à la résurrection, cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? »
Jésus leur répondit : « Les enfants de ce monde prennent femme et mari.
Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari, car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection.
Que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur ‘le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob.’ Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui. »

Illustration : Jardinier de Dieu

Voir en ligne : Retraite dans la ville