L’Évangile du dimanche 11 octobre 2020 Enregistrer au format PDF

Samedi 10 octobre 2020 — Dernier ajout lundi 12 octobre 2020

28è dimanche du T.O. - Is 25,6-10a /Ps 23(22),1-6 /Ph 4,12-14.19-20 /Mt 22,1-14
Le Jour du Seigneur, présenté par les Prophètes comme celui d’un jugement redoutable, serait en fait le jour du Salut : une vie nouvelle qui s’apparente à un somptueux festin préparé par Dieu et offert à tous les peuples. Il souhaite réunir tous les peuples de la planète dans un amour universel.
La parabole des invités au festin pointe pourtant un échec relationnel entre Dieu et Son peuple élu. Qu’en est-il aujourd’hui ? Nous répondons à l’appel de la société, répondons-nous à l’appel de Dieu ? C’est pourtant une invitation personnelle au festin du Royaume, en prenant part à la construction d’une humanité nouvelle. Quel est ce vêtement de noce exigé ? Il s’agirait de changer nos habitudes et comportements, quitter définitivement notre vieil habit (le vieil homme) pour revêtir celui de l’homme-nouveau et accomplir des œuvres de justice et de paix. Dans cette optique, Jésus nous invite à recentrer notre vie et demande un engagement de notre part, selon nos moyens, en phase avec notre actualité. « Tout est prêt, venez au repas de noce ! »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 22,1-14

En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux anciens du peuple, et il leur dit en paraboles :
« Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils. Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : “Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.” Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent.
Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville.
Alors il dit à ses serviteurs : “Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes.
Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.”
Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives.
Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce.
Il lui dit : “ Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ? ” L’autre garda le silence.
Alors le roi dit aux serviteurs : “ Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. ”
Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Homélies sur l’Évangile, n°38
« Heureux les invités aux noces de l’Agneau » (Ap 19,9)
Avez-vous compris qui est ce roi, père d’un fils qui est lui-même roi ? C’est celui dont le psalmiste disait : « Dieu, donne au roi ton jugement, au fils du roi ta justice » (71,1). (…) « Il célébrait les noces de son fils. » Le Père a donc célébré les noces du roi son Fils, quand il lui a uni l’Église dans le mystère de l’Incarnation. Et le sein de la Vierge Mère a été la chambre nuptiale de cet Époux. C’est pourquoi un psaume dit encore : « Du soleil il a fait sa tente, et lui-même est comme un époux qui sort de son pavillon de noces » (Ps 18,5-6). (…)
Il a donc envoyé ses serviteurs pour inviter ses amis à de telles noces. Il les a envoyés une première fois et une deuxième fois, c’est-à-dire d’abord les prophètes, puis les apôtres, pour annoncer l’Incarnation du Seigneur. (…) Par les prophètes il a annoncé comme future l’Incarnation de son fils unique, et par les apôtres il l’a prêchée une fois accomplie. (…)
« Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce. » Aller à son champ, c’est s’adonner sans retenue aux tâches d’ici-bas. Aller à son commerce, c’est rechercher avidement son profit dans les affaires de ce monde. L’un et l’autre négligent de penser au mystère de l’Incarnation du Verbe, la Parole de Dieu, et d’y conformer leur vie. (…) Plus grave encore, certains, non contents de mépriser la bienveillance de celui qui les appelle, le persécutent. (…) Toutefois, le Seigneur ne laissera pas de places vides au festin des noces du roi son Fils. Il envoie chercher d’autres convives, car la parole de Dieu, bien qu’elle reste encore méconnue de beaucoup, trouvera bien un jour où se reposer. (…)
Mais vous, frères, qui par la grâce de Dieu êtes déjà entrés dans la salle du festin, c’est-à-dire dans la sainte Église, examinez-vous bien attentivement, de peur qu’à son entrée, le roi ne trouve quelque chose à reprendre dans le vêtement de votre âme.

Illustration : Jardinier de Dieu

Voir en ligne : Dimanche dans la Ville