L’Évangile du dimanche 12 juillet 2020 Enregistrer au format PDF

Samedi 11 juillet 2020 — Dernier ajout lundi 13 juillet 2020

15è dimanche du T.O. - Is 55,10-11/Ps 65(64),10-14 /Rm 8,18-23 /Mt 13,1-23 Les lectures du jour parlent de fécondation de la terre et de fécondité de la Parole de Dieu. Isaïe nous dit poétiquement cette fécondité de la Parole, comparée à l’eau du ciel fécondant la terre. Cette eau/parole remonte vers Dieu après l’accomplissement de sa mission sur terre. Le Christ n’est-il pas cette parole venue du Père et remontant vers Lui ?
De la parabole du semeur, on retiendra sa générosité : il sème en tous lieux. Trois destinataires s’avèrent inaptes à porter son fruit et les quatrièmes destinataires n’ont pas tous la même fécondité. Nous représentons ces terrains ensemencés et tous les terrains se trouvent dans nos cœurs. Le christ s’adresse donc à chacun de nous et nous avons à nous demander quel genre de terrain nous sommes, compte tenu des inévitables obstacles de parcours : le matérialisme ambiant, les soucis en cascade, les séductions de la richesse. Comme les humbles ont accès à la foi par pure grâce de Dieu, c’est de notre disposition à recevoir la parole que dépend la richesse de la moisson. Soyons aussi rassurés, le germe de vie trouvera en notre cœur le chemin d’un terrain favorable où il donnera du fruit.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,1-23

Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer.
Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes qu’il monta dans une barque où il s’assit ; toute la foule se tenait sur le rivage.
Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : « Voici que le semeur sortit pour semer.
Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger.
D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde.
Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché.
D’autres sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés.
D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un.
Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

Les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? »
Il leur répondit : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux, mais ce n’est pas donné à ceux-là.
À celui qui a, on donnera, et il sera dans l’abondance ; à celui qui n’a pas, on enlèvera même ce qu’il a.
Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre.
Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe : ‘ Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.
Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, et moi, je les guérirai. ’
Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent !
Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. »
Vous donc, écoutez ce que veut dire la parabole du semeur.
Quand quelqu’un entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s’empare de ce qui est semé dans son cœur : celui-là, c’est le terrain ensemencé au bord du chemin.
Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c’est celui qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n’a pas de racines en lui, il est l’homme d’un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il trébuche aussitôt.
Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c’est celui qui entend la Parole ; mais le souci du monde et la séduction de la richesse étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit.
Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend : il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »

Illustration : Jardinier de Dieu

Voir en ligne : Dimanche dans la Ville