L’Évangile du dimanche 18 octobre 2020 Enregistrer au format PDF

Samedi 17 octobre 2020 — Dernier ajout mardi 20 octobre 2020

29è dimanche du T.O. - Is 45,1.4-6 /Ps 96(95),1a.3-5b.7-8a.9a.10ac /1 Th 1,1-5b /Mt 22,15-21
Alors que Jésus enseignait dans le Temple, des pharisiens et des hérodiens s’associent opportunément pour lui tendre un piège, en vue de le supprimer. La question de l’impôt suggérait un retour sur le permis-défendu. La réponse adroite de Jésus nous amène à élever le regard au-dessus des pièces de monnaie (effigie d’un pouvoir humain) et vers le Royaume de Dieu. Jésus leur dit que César n’est pas Dieu et que Dieu n’est pas à l’image de César. Rendre à César ce qui lui est dû, c’est accepter notre réalité humaine, respecter l’autorité civile, contribuer à l’évolution du monde par notre avoir, notre pouvoir, notre savoir. Mais nous ne pouvons pas donner à César l’âme qui appartient à Dieu. Rendre à Dieu ce qui est à Dieu, c’est reconnaître qu’il est notre créateur ; nous sommes images/visages de Dieu. C’est aussi le suivre du plus profond de notre être et vivre en présence de son Esprit. C’est lui offrir notre savoir-être, notre Etre, au service de la Création et de l’humanité. C’est collaborer à la construction d’une société juste et pacifique. Cyrus était, le savait-il, un envoyé de Dieu. On peut en déduire que quiconque agit dans le sens d’une vraie croissance de l’homme accomplit l’œuvre de Dieu.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 22,15-21

Alors les pharisiens allèrent tenir conseil pour prendre Jésus au piège en le faisant parler. Ils lui envoient leurs disciples, accompagnés des partisans d’Hérode : « Maître, lui disent-ils, nous le savons : tu es toujours vrai et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité ; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens. Alors, donne-nous ton avis : Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur ? » Connaissant leur perversité, Jésus dit : « Hypocrites ! pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ?
Montrez-moi la monnaie de l’impôt. »
Ils lui présentèrent une pièce d’un denier.
Il leur dit : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? »
Ils répondirent : « De César. » Alors il leur dit : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Réflexions chrétiennes (Écrits spirituels, coll. Christus n° 9, éd. DDB, 1982, p. 312-313) S’acquitter de ses devoirs Le bon ordre du monde dépend de la fidélité de chacun à s’acquitter des devoirs de son état. Tous les désordres naissent de la négligence qu’on a à s’en acquitter. Ce serait quelque chose de beau que le monde, si chacun s’acquittait des devoirs de son état. C’est ce qu’on néglige davantage, même les gens de pitié, et quelquefois ceux-ci plus que les autres. On ne s’en accuse pourtant point. (…)
Un homme qui manque aux devoirs de son état, quoi qu’il fasse d’ailleurs, est une voix discordante dans l’harmonie du monde. (…) Quand on choisit un état, on n’envisage que les avantages humains qui s’y rencontrent, et point du tout les devoirs. On ne saurait manquer à ces devoirs sans blesser le prochain. Et comme Dieu a ces intérêts beaucoup plus à cœur que les siens propres, de là vient qu’il est plus dangereux d’y manquer. (…)
Les omissions en ce point se commettent aisément. On ne s’en aperçoit qu’avec peine et, par conséquent, c’est rarement qu’on les répare. Ce sont des péchés qu’on fait en ne faisant rien ; c’est un péché qui ne consiste pas en une méchante action et qui est souvent la suite d’une bonne œuvre. En omettant vos devoirs, vous damnez les autres et vous vous damnez vous-mêmes : les autres, parce que vous n’avez pas soin de les tenir dans leurs devoir ; vous-même parce que vous ne vous acquittez pas du vôtre.

Jardinier de Dieu

Voir en ligne : Dimanche dans la Ville