L’Évangile du dimanche 19 juillet 2020 Enregistrer au format PDF

Samedi 18 juillet 2020 — Dernier ajout lundi 20 juillet 2020

16è dimanche du T.O. - Sg 12,13.16-19 /Ps 86(85),5-6.9ab.10.15-16ab /Rm 8,26-27 /Mt 13,24-43 Les textes de ce jour nous rappellent Ezéchiel : « Dieu ne veut pas la mort du pécheur mais qu’il se convertisse et qu’il vive (18,23). En Matthieu, Jésus nous montre que Dieu n’est pas indifférent au mal mais sa patience est justifiée par le souci d’éviter le pire : la destruction du bien enchevêtré avec le mal. Le royaume des cieux -et chacun de nous- est un corps mixte, composé de bons et de mauvais. Les serviteurs dans la parabole ne voient que l’ivraie, mais le propriétaire voit le blé. Avouons que le regard patient de Dieu cadre mal avec notre impatience à vouloir éradiquer le mal de notre monde et de notre quotidien. Mais est-il de notre ressort de faire le tri pour la moisson ? La patience de Dieu nous apprend à voir qu’aussi bas de notre chute, nous pouvons nous relever. Le maître de la moisson ne désespère jamais de sa créature ; personne n’est définitivement enfermé dans son mal. Les paraboles de la graine de moutarde et du levain ajoutent à cela que la semence de la Parole de Dieu agit en nous et croît si bien que nous en sommes transformés. Voilà qui peut soutenir notre espérance jusqu’au cœur des plus grandes épreuves.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,24-43

En ce temps-là, Jésus proposa cette parabole à la foule : « Le royaume des Cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ.
Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla.
Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi.
Les serviteurs du maître vinrent lui dire : “ Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ? ”
Il leur dit : “ C’est un ennemi qui a fait cela. ” Les serviteurs lui disent : “ Veux-tu donc que nous allions l’enlever ? ”
Il répond : “ Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d’arracher le blé en même temps.
Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, ramassez-le pour le rentrer dans mon grenier. ” »

Il leur proposa une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et qu’il a semée dans son champ.
C’est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel viennent et font leurs nids dans ses branches. »

Il leur dit une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable au levain qu’une femme a pris et qu’elle a enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. »
Tout cela, Jésus le dit aux foules en paraboles, et il ne leur disait rien sans parabole, accomplissant ainsi la parole du prophète : ‘ J’ouvrirai la bouche pour des paraboles, je publierai ce qui fut caché depuis la fondation du monde. ’
Alors, laissant les foules, il vint à la maison. Ses disciples s’approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ. »
Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ; le champ, c’est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais.
L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges.
De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde.
Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume toutes les causes de chute et ceux qui font le mal ; ils les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.
Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

Illustration : Jardinier de Dieu

Voir en ligne : Dimanche dans la Ville