L’Évangile du dimanche 2 février 2020 Enregistrer au format PDF

Fête de la vie consacrée
Samedi 1er février 2020 — Dernier ajout lundi 3 février 2020

2 février : Présentation du Seigneur - Ml 3,1-4 /Ps 24(23),7-10 /Lc 2,22-40

Le Seigneur envoie son messager. Ce sera Élie selon Malachie (3,23), ou Jean-Bap­tiste dans le Nou­veau Tes­ta­ment. L’image de l’artisan fondeur occupé à purifier l’or convient pour ce messager. La purification de l’or n’est achevée que lorsque le visage du fondeur se reflète nettement dans le métal en fusion. C’est ainsi que le messager affine l’homme. Voici, il vient. Il s’ap­pro­che. Cette pa­role est la pointe de la prophétie messianique de l’An­cien Tes­ta­ment, à savoir le rapprochement progressif de Dieu et de l’­homme.
Marie et Joseph, en venant présenter Jésus au Temple, vont découvrir qu’ils tiennent en leurs bras Celui qui réalisera cette prophétie. Le texte de Luc s’intéresse surtout à deux personnages venus au Temple : Syméon, juste et pieux, semble symboliser l’attente des croyants d’Israël en la venue du Messie. Le prophète Anne représente elle aussi le peuple de Jérusalem qui attend sa délivrance de l’oppresseur. Ils sont tous deux des révélateurs présentant clairement l’enfant de Marie comme le Messie. Ainsi, Jésus porté par Syméon symbolise la nouvelle alliance dans les bras de l’ancienne. L’enfant ne reste pas à Jérusalem ; c’est à Nazareth, loin du Temple et en terre pluriculturelle, qu’il grandira et se formera.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,22-40

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : « Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur ».
Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : ‘un couple de tourterelles ou deux petites colombes.’
Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui.
Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.
Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :
« Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. »
Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui.
Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction - et toi, ton âme sera traversée d’un glaive - : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »
Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.
Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.
Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

Illustration : Jardinier de Dieu

Voir en ligne : Retraite dans la ville