L’Évangile du dimanche 24 novembre 2019 Enregistrer au format PDF

Samedi 23 novembre 2019 — Dernier ajout lundi 25 novembre 2019

Le Christ, Roi de l’univers - 2 S 5,1-3 /Ps 122(121),1-6 /Col 1,12-20 /Lc 23,35-43
Plusieurs de ses contemporains voyaient en Jésus un roi venant les libérer des Romains, mais l’évangile ne présente pas Jésus dans ce schéma. « Ma royauté ne vient pas de ce monde ». Les apôtres ont vu en lui un roi dont le trône n’est pas celui de la domination et du profit, mais un trône d’amour et de pardon.
Le Royaume d’amour qu’inaugure Jésus dérange parce qu’il est exigeant et qu’il ne ressemble à aucun de ce monde. La royauté de Jésus relève de la puissance de don et de pardon qui crée le monde (Genèse 1). Jésus est ce roi qui lave les pieds de ses amis, qui met debout et rend libre, et qui pardonne. Pour lui, le roi n’est pas un souverain siégeant sur son trône mais celui qui donne sa vie par amour pour les autres. Il travaille en nous -et entre nous- par le rayonnement universel de sa parole. Nous sommes appelés à partager sa royauté qui consiste à servir et non pas à être servi. Dieu n’attend pas de l’homme une activité servile mais le développement d’une relation où l’amour est premier. Chaque fois que nous aimons, que nous pardonnons, que nous apportons un peu de soleil dans la vie de quelqu’un, nous faisons progresser le règne de Dieu.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 23,35-43

En ce temps-là, on venait de crucifier Jésus, et le peuple restait là à observer. Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient : « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »
Les soldats aussi se moquaient de lui ; s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée, en disant : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! »
Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui : « Celui-ci est le roi des Juifs. »
L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait : « N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »
Mais l’autre lui fit de vifs reproches : « Tu ne crains donc pas Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi !
Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. »
Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. »
Jésus lui déclara : « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »

Illustration : Jardinier de Dieu

Voir en ligne : Retraite dans la ville