L’Évangile du dimanche 25 octobre 2020 Enregistrer au format PDF

Samedi 24 octobre 2020 — Dernier ajout lundi 26 octobre 2020

30è dimanche du T.O. - Ex 22,20-26 /Ps 18(17),2-4.20.47.51ab /1 Th 1,5c-10 /Mt 22,34-40
La 1re lecture dévoile la source des commandements divins. Dieu attire l’attention sur les personnes vulnérables, dépendantes de la bienveillance des autres. Il sensibilise son peuple à la détresse du prochain en le renvoyant à sa propre expérience de détresse. Dimanche dernier, Jésus nous ordonnait de recaler notre vie :
« Rendez à Dieu ce qui est à Dieu. » Il précise aujourd’hui sa pensée. Jésus ne fait aucune allusion aux 613 préceptes établis par les maîtres du judaïsme pour appliquer scrupuleusement la loi mais fixe un seul impératif : aimer le prochain comme on désire l’être soi-même. Jésus n’invente rien puisqu’il cite deux textes du Deutéronome (6,5) et du Lévitique (19,18b) ; Il les associe pour placer au même niveau l’amour de Dieu et celui du frère, et en fait le centre de l’attitude chrétienne inspirant toutes les conduites. En Marc (12,28-34), le double commandement de l’amour récapitule l’ensemble de l’Ecriture et vaut mieux que tous les holocaustes et sacrifices. Ce commandement d’amour sera pour toujours au cœur du message chrétien.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 22,34-40

En ce temps-là, les pharisiens, apprenant qu’il avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve :
« Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? »
Jésus lui répondit : « ‘ Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. ’
Voilà le grand, le premier commandement.
Et le second lui est semblable : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’
De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

La Montée de l’âme vers Dieu, 1 (Livre des jours – Office romain des lectures ; Le Cerf – Desclée de Brouwer – Desclée – Mame ; © AELF Paris 1976 ; 17/09)
« Quel est le grand commandement ? »
Qu’est-ce que tu ordonnes, Seigneur, à tes serviteurs ? « Prenez sur vous mon joug » dis-tu. _ Et comment est-il, ton joug ? « Mon joug est facile à porter et mon fardeau, léger. » Qui donc ne porterait bien volontiers un joug qui n’accable pas, mais qui encourage ; un fardeau qui n’écrase pas, mais qui réconforte ? Tu as ajouté à juste titre : « Et vous trouverez le repos » (Mt 11,29). Et quel est ton joug qui ne fatigue pas mais donne le repos ? C’est le premier et le plus grand des commandements : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur ». Qu’y a-t-il de plus facile, de plus agréable, de plus doux que d’aimer la bonté, la beauté, l’amour que tu es parfaitement, Seigneur mon Dieu ?
En outre, est-ce que tu ne promets pas une récompense à ceux qui observent tes commandements « plus désirables que l’or et plus doux que le miel du rayon » ? (Ps 18,11) Oui, parfaitement, tu promets une récompense et une récompense infinie, comme dit ton apôtre saint Jacques : « Le Seigneur a préparé la couronne de vie pour ceux qu’il aime » (1,12). (…) Et c’est ainsi que parle saint Paul, s’inspirant d’Isaïe : « L’œil n’a pas vu, l’oreille n’a pas entendu, le cœur de l’homme n’a pas imaginé ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment » (1Co 2,9).
Vraiment, « il y a grand profit à garder tes commandements ». Non seulement le premier et le plus grand des commandements est profitable à celui qui y obéit, non pas à Dieu qui le prescrit : les autres commandements perfectionnent l’homme obéissant, le fortifient, l’éduquent, le mettent en valeur, enfin le rendent bon et bienheureux. Si tu es sage, comprends que tu as été créé pour la gloire de Dieu et ton salut éternel, que là est ta fin, le centre de ton âme, le trésor de ton cœur. Si tu parviens à cette fin, tu seras heureux ; si tu y manques, tu seras malheureux.

Illustration : Jardinier de Dieu

Voir en ligne : Dimanche dans la Ville