L’Évangile du dimanche 26 avril 2020 Enregistrer au format PDF

Samedi 25 avril 2020 — Dernier ajout lundi 27 avril 2020

3è dimanche de Pâques - Ac 2,14.22-33 /Ps 16(15),1.2a.5.7-11 /1 P 1,17-21 /Lc 24,13-35
Le récit de Luc met en scène deux disciples de Jésus : Cléophas et un anonyme en qui nous pouvons nous identifier. Ils quittent Jérusalem pour retourner chez eux : c’est le chemin de l’anéantissement ! La libération politique d’Israël n’a pas eu lieu et le prophète Jésus est mort sans résistance. Or, un inconnu rejoint les deux compères pour les aider à convertir leur compréhension des événements. Leurs yeux s’ouvrirent ; ils le reconnurent. A l’instant même, ils se levèrent (ils ressuscitèrent).
La mission évangélisatrice est clairement présentée dans ce récit où Jésus adopte une stratégie intéressante.
1. Il rejoint les gens sur les routes de leur vie, à partir de là où ils sont.
2. Il écoute le déroulé de leur vie, leurs espoirs et déceptions, et leur explique que l’expérience du vide est nécessaire pour comprendre et rebondir.
3. Il donne des clés pour comprendre l’Écriture et éclairer leur cheminement intérieur.
4. Il donne le goût d’aller plus loin dans la connaissance du Père, dans la foi.
Nous pouvons adopter cette démarche : pour nous-même, en acceptant le compagnonnage de l’Esprit ; et/ou pour accompagner notre prochain sur son chemin d’humanité. Jésus se révèle à celles et ceux qui, comme les disciples d’Emmaüs, acceptent de se mettre en route et se laissent brûler le cœur au feu de la Parole.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 24,13-35

Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine), deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.
Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux.
Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes.
L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. »
Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple : comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié.
Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé.
À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant.
Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. »

Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit !
Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »

Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait.
Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin.
Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux.
Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna.
Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards.
Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? »
À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. »
À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.

Illustration : Jardinier de Dieu

Voir en ligne : Dimanche dans la ville