L’Évangile du dimanche 27 octobre 2019 Enregistrer au format PDF

Samedi 26 octobre 2019 — Dernier ajout lundi 28 octobre 2019

30è dimanche du T.O. - Si 35,12-14.16-18 /Ps 34(33) 2-3.17-18.19.23 /2 Tm 4,6-8.16-18 /Lc 18,9-14
Dans l’évangile, Luc nous décrit deux personnages. Le pharisien agit certainement avec justice mais son action manque de justesse car il rend compte à Dieu de ce qui le distingue des autres : ses œuvres de piété, jeûne et aumône. Il est sorti du temple comme il y était entré : rempli de lui-même. Sa prière n’a rien changé à sa vie. Que peut donner Dieu à cet homme qui estime avoir tout ? Le publicain ne vient pas au Temple pour trouver en Dieu un témoin de sa réussite mais un confident de sa misère. Il reconnaît sa pauvreté et sollicite la bienveillance divine. Il ouvre la porte à une action possible de Dieu sur sa personne. L’un se donne lui-même la justification, l’autre la reçoit de Dieu. Ce que Jésus dénonce ici est universel : l’orgueil et la suffisance. Sa critique s’adresse à ceux qui se croient justes et méprisent les autres, et finalement Dieu lui-même. En nous, il y a ces deux personnes, ces deux comportements. Quelle leçon tirer de cette parabole pour notre relation à Dieu ? L’homme ne devient pas juste devant Dieu (ajusté à sa pleine humanité) en étalant devant lui la liste de tout le bien qu’il fait, mais en faisant la vérité sur sa vie et en comptant sur la miséricorde de Dieu. Inspirons-nous de St Paul : « Ma conscience ne me reproche rien mais je n’en suis pas justifié pour autant : mon juge, c’est le Seigneur » 1 Co 4,4.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 18,9-14

En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici :
« Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).
Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : ‘Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain.
Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’
Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : ‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’
Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »

Illustration : Un poison en nous, celui de l’action … Jardinier de Dieu.

Voir en ligne : Retraite dans la ville