L’Évangile du dimanche 28 juillet 2019 Enregistrer au format PDF

Samedi 27 juillet 2019

Le bon grain et l’ivraie, mêlés dans l’Église jusqu’au Jour du Seigneur

17è dimanche du T.O. - Gn 18,20-32 /Ps 138(137),1-2a.2bc-3.6-7ab.7c-8 /Col 2,12-14 /Lc 11,1-13.

Abraham intercède pour obtenir le salut de Sodome où vit son neveu Loth, un juste qui représente ce que les prophètes appelleront le « petit reste » (ceux qui sont restés fidèles à l’alliance divine). Dans l’Evangile, ce dialogue entre l’homme et Dieu se trouve transformé en prière, initiée par Jésus. La 1re partie du Notre Père est centrée sur Dieu : ton nom, ton règne, ta volonté. La 2e partie décline nos demandes : donne-nous, pardonne-nous, ne nous laisse pas, libère-nous. Ce qui établit une équivalence entre la glorification de Dieu et le salut des hommes. Le pain pour chaque jour, nécessité corporelle ; le pardon de nos péchés -clé de notre relation à Dieu- avec notre engagement à pardonner ; la force de ne pas entrer dans l’attrait de la tentation. Jésus insiste sur la demande de l’Esprit : Dieu ne répondra pas à notre prière par un miracle mais en nous donnant à chaque fois l’Esprit Saint. Ainsi fortifiés, notre prière nous renvoie (engage) alors à effectuer nous-mêmes ce que nous demandons à Dieu. Si nous demandons notre pain de chaque jour, nous devons donner nous-mêmes de ce pain à ceux qui en manquent ; si nous prions pour la paix, nous devons aussi nous engager sur le chemin de la paix.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,24-30

En ce temps-là, Jésus proposa cette parabole à la foule : « Le royaume des Cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ.
Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla.
Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi.
Les serviteurs du maître vinrent lui dire : “Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?”
Il leur dit : “C’est un ennemi qui a fait cela.” Les serviteurs lui disent : “Veux-tu donc que nous allions l’enlever ?”
Il répond : “Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d’arracher le blé en même temps.
Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, ramassez-le pour le rentrer dans mon grenier.” »

Illustration : Jardinier de Dieu.

Voir en ligne : Dimanche dans la ville

Querrien JLK201906 (3)