L’Évangile du dimanche 29 novembre 2020 Enregistrer au format PDF

Samedi 28 novembre 2020 — Dernier ajout lundi 30 novembre 2020

1er dimanche de l’Avent B - Is 63,16b-17.19b.64,2b-7 /Ps 80(79),2-3bc.15-16a.18-19 /1 Co 1,3-9 /Mc 13,33-37
A son retour d’exil de Babylone, Israël avait espéré une vie nouvelle émaillée de justice et de paix. Or, à Jérusalem, les réalités n’ont pas fondamentalement changé. Le prophète a la sensation que Dieu s’est absenté de ce monde ; il appelle donc à un renouveau radical auprès du Père créateur. En écho, le 1er dimanche de l’Avent marque le recommencement du cycle liturgique. Comme tous les débuts, il suscite un nouvel élan devant ce qui peut arriver de nouveau. Dans la parabole de ce jour, le portier apparaît comme la figure majeure et les 4 veilles de nuit soulignent combien la vigilance doit être permanente. Cette vigilance du cœur porte d’abord sur la reconnaissance des dons que nous avons reçus afin d’en prendre soin. Veiller signifie aussi prier pour être remplis de l’Esprit-Saint afin de regarder le monde avec les yeux de Dieu et pouvoir agir dans le sens du Royaume. À travers la nuit du monde, soyons des veilleurs permanents d’espérance, soyons lumineux pour autrui, chacun selon notre capacité, selon les talents reçus de Dieu.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 13,33-37

Prenez garde, restez éveillés : car vous ne savez pas quand ce sera le moment. C’est comme un homme parti en voyage : en quittant sa maison, il a donné tout pouvoir à ses serviteurs, fixé à chacun son travail, et demandé au portier de veiller.
Veillez donc, car vous ne savez pas quand vient le maître de la maison, le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin ; s’il arrive à l’improviste, il ne faudrait pas qu’il vous trouve endormis.
Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Les deux avènements du Christ Lors de son premier avènement, Dieu est venu sans aucun éclat, inconnu du plus grand nombre, prolongeant de longues années le mystère de sa vie cachée. Lorsqu’il descendit de la montagne de la Transfiguration, Jésus demanda à ses disciples de ne dire à personne qu’il était le Christ. Il venait alors, tel un berger, chercher sa brebis égarée, et pour s’emparer de l’animal indocile, il lui fallait demeurer caché. Comme un médecin qui se garde bien d’effrayer son malade dès le premier abord, de même le Sauveur évite de se faire connaître dès le commencement de sa mission : il ne le fait qu’insensiblement et peu à peu.

Le prophète avait prédit cet avènement sans éclat en ces termes : « Il descendra comme la pluie sur une toison, et comme l’eau qui coule goutte à goutte sur la terre » (Ps 71,6 LXX). Il n’a pas déchiré le firmament pour venir sur les nuées, mais il est venu en silence dans le sein d’une Vierge, porté neuf mois par elle. Il est né dans une crèche, comme le fils d’un humble artisan… Il va de-ci, de-là, comme un homme ordinaire ; son vêtement est simple, sa table plus frugale encore. Il marche sans relâche au point d’en être fatigué.

Mais tel ne sera pas son second avènement. Il viendra avec tant d’éclat qu’il n’y aura pas besoin d’annoncer sa venue : « Comme l’éclair qui part de l’Occident apparaît en Orient, ainsi sera la venue du Fils de l’homme » (Mt 24,27). Ce sera le temps du jugement et de la sentence prononcée. Alors le Seigneur ne paraîtra pas comme un médecin, mais comme un juge. Le prophète Daniel a vu son trône, le fleuve qui roule ses eaux au pied du tribunal et cet appareil tout de feu, le char et les roues (7,9-10). (…) David, le roi-prophète, ne parle que de splendeur, que d’éclat, que de feu rayonnant de tous côtés : « Un feu marchera devant lui, et autour de lui mugira une violente bourrasque » (Ps 49,3). Toutes ces comparaisons ont pour objet de nous faire saisir la souveraineté de Dieu, la lumière éclatante qui l’environne et sa nature inaccessible.
Source l’Évangile au quotidien

Jardinier de Dieu

Voir en ligne : Dimanche dans la Ville