L’Évangile du dimanche 3 mars 2019 Enregistrer au format PDF

Année C
Samedi 2 mars 2019 — Dernier ajout samedi 9 mars 2019

« Chaque arbre se reconnaît à son fruit »

8è dimanche du T.O. - Si 27,4-7 / Ps 92(91),2-3.13-16 / 1 Co 15,54-58 / Lc 6,39-45

Quand Ben Sira mesure l’homme à ce qu’il dit, l’évangile attire notre attention sur la qualité de notre regard sur autrui. Ne pas projeter notre rêve sur autrui et vouloir qu’il renonce à ce qu’il est, d’où la règle d’or : Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux (Mt 7, 12). Si l’on veut aider l’autre à changer, il faut d’abord se convertir soi-même et enlever ce qui fait écran à la réalité. Comme la ronce déchire la délicatesse de la peau, notre parole ne doit pas déchirer la fragilité de celui qui vit comme il peut. Notre parole doit révéler la bonté de notre cœur. Notons que cette bonté est souvent acquise au prix de la souffrance : celui qui a souffert a cheminé dans l’aridité des jours. Il devient capable de montrer aux aveugles la route vers la lumière. Jésus nous invite à regarder les fruits de l’arbre. Ce n’est pas l’apparence qui compte, c’est le fond du cœur. Ce n’est pas la conformité à la loi qui est appréciée, c’est la vérité de la personne.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,39-45

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples en parabole : « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ? Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais une fois bien formé, chacun sera comme son maître.
Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ?
Comment peux-tu dire à ton frère : “Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil”, alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. » Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ; jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit.
Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces.
L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur.

Parabole de la paille et de la poutre

Voir en ligne : Dimanche dans la ville