L’Évangile du dimanche 8 novembre 2020 Enregistrer au format PDF

Samedi 7 novembre 2020 — Dernier ajout lundi 9 novembre 2020

32è dimanche du T.O. - Sg 6,12-16 /Ps 63(62),2-8 /1 Th 4,13-18 /Mt 25,1-13
La sagesse de Dieu se donne et transforme celui qui la reçoit. Les textes de ce jour rappellent que Dieu se laisse trouver par ceux qui le cherchent, et que nous devons alimenter la lampe de notre cœur pour la maintenir allumée. Et si l’époux tarde (si Dieu nous semble absent des réalités), Jésus nous incite à cultiver sans relâche notre espérance (l’huile de notre lampe) et ne pas attendre passivement son retour. Mais quelle est cette huile ? Dans le judaïsme, elle symbolisait les bonnes œuvres et la joie de l’accueil. Dans la parabole, l’huile gardée en réserve mesure la qualité de l’amour de ceux et celles qui veillent. Cette huile est faite d’amour et de vigilance, de persévérance et de tolérance, de confiance et d’espérance. Vu ainsi, ce n’est donc pas par égoïsme que les vierges sages ne partagent pas leur huile ; personne ne peut veiller à leur place puisqu’il s’agit d’entretenir la qualité de leur cœur.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 25,1-13

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole :
« Le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux.
Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes : les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile.
Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.
Au milieu de la nuit, il y eut un cri : “Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.”
Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe.
Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.”
Les prévoyantes leur répondirent : “Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.”
Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.
Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : “Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !”
Il leur répondit : “Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.”
Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »

« Je l’ai saisi, je ne le lâcherai point » (Ct 3, 4) Toi qui es l’une de ces vierges qui font resplendir d’une lumière spirituelle la grâce même de leur corps, toi que l’on compare très justement à l’Église, toi qui veilles en ta chambre durant la nuit : pense toujours au Christ et espère à tout moment sa venue… Le Christ entre, porte close, et ne peut manquer de venir, puisqu’il a promis sa venue. Embrasse donc celui que tu as cherché ; approche-toi de lui et tu seras illuminée. Retiens-le. Demande-lui de ne pas repartir aussitôt. Prie-le de ne pas s’éloigner. « Rapide court la Parole de Dieu » (Ps 147,15) ; elle ne se laisse pas saisir par ceux qui somnolent ni retenir par les négligents. Que ton âme vienne à sa rencontre. Suis les traces de cette Parole venue du ciel, car elle passe rapidement. (…)

Et comment le Christ est-il saisi ? Non pas par les mailles d’un filet mais par les liens de l’amour. Seules peuvent l’attacher les courroies de l’esprit, seule l’affection du cœur peut le retenir. Si tu veux, toi aussi, retenir le Christ, cherche-le continuellement sans craindre la fatigue. Souvent c’est parmi les supplices et sous la main même des persécuteurs que l’on trouve le mieux le Christ. (…) Quelques instants seulement après avoir échappé aux mains des persécuteurs, et afin que tu ne succombes pas aux puissances du monde, le Christ viendra à ta rencontre et ne permettra pas que ton épreuve se prolonge.
Source l’Évangile au quotidien

Jardinier de Dieu

Voir en ligne : Dimanche dans la Ville