L’Évangile du mercredi 26 Février 2020 - Entrée en Carême Enregistrer au format PDF

Mercredi des Cendres
Lundi 24 février 2020 — Dernier ajout jeudi 30 janvier 2020

Messe Église Saint Pierre de Pordic à 18h30.

Cette semaine, le 26 février, nous allons commencer le temps liturgique du carême avec le mercredi des cendres : jour de pénitence, de jeûne et de prière. Dans l’Évangile du jour, le Seigneur Jésus nous fait voir la manière qui nous aide à vivre comme des justes :
Vivre comme des justes … Cela veut dire quitter l’attache du groupe, les comportements induits par les autres, ne pas chercher à s’ajuster aux autres mais aller dans le secret, hors de toute comparaison, se retrouver avec soi, seul … Laisser la justesse de ma manière d’être se révéler, comme nous le faisons déjà dans la pratique artistique lorsque nous cherchons en nous-mêmes le mouvement juste, la note exacte, le trait précis… Cette justesse vient lorsque nous cessons de nous préoccuper des autres, des regards sur nous, des certitudes convenues, des performances.
Et si le Carême, c’était d’abord cela, loin de toutes obligations, se laisser être ?… Un grand bol d’air du large, loin du regard des autres…Silence, accepter d’entendre autre chose, se risquer, partir, accueillir… commencer. Celui qui depuis toujours m’attendait pourra venir me rejoindre…
Très joyeux itinéraire du carême à vous.
père Jean-Luc Fabre

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 6,1-6.16-18

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux.
Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »

Quarante jours pour grandir dans l’amour de Dieu et de notre prochain (source : l’Évangile au quotidien)
Nous entamons aujourd’hui les saints quarante jours du carême, et il nous faut examiner attentivement pourquoi cette abstinence est observée pendant quarante jours. Moïse, pour recevoir la Loi une seconde fois, a jeûné quarante jours (Ex 34,28). Élie, dans le désert, s’est abstenu de manger quarante jours (1R 19,8). Le Créateur des hommes lui-même, venant parmi les hommes, n’a pas pris pas la moindre nourriture pendant quarante jours (Mt 4,2). Efforçons-nous, nous aussi, autant que cela nous est possible, de refréner notre corps par l’abstinence en ce temps annuel des saints quarante jours (…), afin de devenir, selon le mot de Paul, « une hostie vivante » (Rm 12,1). L’homme est une offrande à la fois vivante et immolée (cf Ap 5,6) lorsque, sans quitter cette vie, il fait cependant mourir en lui les désirs de ce monde.

C’est la satisfaction de la chair qui nous a entraînés au péché (Gn 3,6) ; que la chair mortifiée nous ramène au pardon. L’auteur de notre mort, Adam, a transgressé les préceptes de vie en mangeant le fruit défendu de l’arbre. Il faut donc que nous, qui sommes déchus des joies du Paradis par le fait de la nourriture, nous nous efforcions de les reconquérir par l’abstinence.

Mais que personne ne s’imagine que seule cette abstinence nous suffise. Le Seigneur dit par la bouche du prophète : « Le jeûne que je préfère ne consiste-t-il pas plutôt en ceci ? Partager ton pain avec l’affamé, recevoir chez toi les pauvres et les vagabonds, habiller celui que tu vois sans vêtement, et ne pas mépriser ton semblable » (Is 58,6-7). Voilà le jeûne que Dieu approuve (…) : un jeûne réalisé dans l’amour du prochain et imprégné de bonté. Prodigue donc aux autres ce que tu retires à toi-même ; ainsi, ta pénitence corporelle soulagera le bien-être corporel de ton prochain qui est dans le besoin.