L’aumônerie catholique de la Maison d’arrêt Enregistrer au format PDF

Mercredi 3 juin 2020 — Dernier ajout vendredi 5 juin 2020

Pendant cette période de confinement, l’aumônerie catholique de la Maison d’arrêt à Saint-Brieuc a essayé de vivre avec les personnes détenues.

Une correspondance s’est mise en place :
Un premier courrier a été adressé à toutes les personnes détenues participant au culte catholique, leur disant combien nous pensions à elles, doublement confinées en les assurant de nos prières.
Un second courrier pour la fête de Pâques avec un petit commentaire sur les textes, pour nous renouveler intérieurement, que le Christ Sauveur nous redonne la vie.
Un troisième courrier, début mai, proposant des textes et prières à Marie, dans lesquels chacun pouvait trouver ce qui le touchait le plus. Un autre courrier pour la Pentecôte.
De plus il a été proposé aux personnes détenues de nous faire parvenir des courriers si elles le souhaitaient.
Nous avons aussi adressé deux courriers de soutien au personnel de la maison d’arrêt confronté à des conditions de travail plus difficiles. Nous les portons aussi dans notre prière.
Depuis un mois il est aussi proposé sur le plan national un numéro vert d’écoute téléphonique et confidentiel. Nous avons accepté de prendre des créneaux horaires pour répondre à toute sollicitation.

En dehors de cette période si particulière, nous visitons régulièrement les personnes en cellule.
Nous avons aussi la possibilité de les rencontrer individuellement dans notre lieu de culte.
Une fois par semaine, le samedi, nous avons une célébration ou la messe. Un prêtre et trois laïcs les assurent à tour de rôle. D’autres membres nous aident aussi dans ces célébrations.
C’est une mission d’Eglise par laquelle nous sommes envoyés vers nos frères détenus : « j’étais en prison et vous m’avez visité » (Mt 25)

Nous donnons et nous recevons : Je ne peux oublier le témoignage de cet homme exprimant en pleine célébration combien il avait été libéré par le sacrement du pardon et même s’il était derrière les barreaux, il était libre intérieurement. C’était bouleversant et comme il aurait été bon de l’entendre dans nos églises. C’est aussi une invitation à penser et surtout à prier pour toutes ces personnes ainsi que pour leurs familles et leurs victimes.

Edith Etienne pour l’aumônerie catholique