La Vierge qui a pleuré … Enregistrer au format PDF

Lundi 10 décembre 2018 — Dernier ajout samedi 17 novembre 2018

Il y a moins d’un siècle, à Dinan, la Statue de la Vierge a versé des larmes devant un incrédule.

Il y a moins d’un siècle, à Dinan, la Statue de la Vierge a versé des larmes devant un incrédule.
Une manifestation très simple, mais un joli clin d’œil de la Providence qui confirme l’intercession efficace de la Vierge.
Grand merci aux petites Sœurs des Pauvres qui nous autorisent à communiquer cet extrait de leurs annales de 1949. " Elle se trouve à notre maison de Dinan …
Quand la nouvelle chapelle fut terminée, l’ancienne destinée à devenir une salle de vieillard au rez de chaussée et un dortoir au premier, fut vidée complètement. Seule, la statue de la Sainte Vierge avait été laissée sur lace ; c’était celle de la fondation, et nous aimions la saluer filialement quand nous passions par là ; elle était si belle, si maternelle, notre Immaculée !
En mars 1922 commencèrent les travaux de transformation. Il fallut, tout d’abord, procéder à la descente de cette statue : c’était un gros souci, car elle était grande et lourde … on pria notre Bonne Mère du Ciel de se garder de tout accident.
Aux ouvrier, on fit mille recommandations … Au moment de se mettre à l’œuvre, l’un deux, mécontent, refuse carrément son concours, disant « qu’il n’est pas venu pour cette besogne … » Péniblement surprises de cette réflexion, nous n’insistons pas : il valait mieux se passer de son aide que d’exposer notre douce Mère à quelle raillerie déplacée.
Peinés comme nous de ce refus, les autres ouvriers font tout leur possible, mais, hélas ! leurs essais restent infructueux : vaincus par ce poids au-dessus de leurs forces, ils vont trouver leur camarade, lui demandent ce « coup de main » vraiment indispensable … Celui-ci, gêné, de très mauvais humeur, se fait longtemps prier, mais finit par céder, plutôt pour montrer sa force musculaire que pour rendre service.
La statue est descendue sans incident. Mais que se passe-t-il ? notre homme, tout à l’heure si rébarbatif, si grand, si méprisant devient pensif et silencieux … il blêmit et chancelle …. il regarde anxieux, le visage de la Sainte Vierge, puis sans un mot s’effondre sur une chaise : on dirait qu’il va pleurer ! On s’empresse autour de lui, on lui offre un cordial qu’il refuse, disant qu’il n’est pas malade … Vraiment, c’est à n’y rien comprendre …
Bientôt, il domine son émotion, - qu’il a en vain essayé de cacher -, se frotte les yeux, se relève, fait le tour de la statue, l’examine de haut en bas, dans les sens, la touche … puis, prenant l’échelle, remonte au piédestal, comme pour se rendre compte de quelque chose.
Très certainement, un fait extraordinaire vient de se passer. On n’ose interroger … la Bonne Mère dit simplement : « c’est un petit vertige sans doute ? … êtes-vous mieux ? - Oui, oui, ce n’est rien, c’est passé … » répond sèchement l’ouvrier. Et la soirée se termine ainsi.
Le lendemain, il ne paraît pas ; c’est sa femme qui vient demander : « Ma Mère, je voudrais voir la Sainte Vierge qui a pleuré …
La Sainte Vierge qui a pleuré ? … nous ne comprenons pas … »

Cependant, ces quelques mots font pressentir l’explication du mystère de la veille. La brave femme, voyant que nous ne sommes pas au courant de ce qui s’est passé, s’empresse de nous y mettre :
Mon mari - qui était hostile à la religion - m’a dit qu’hier il avait accepté par force d’aider à descendre une statue : au moment de la poser sur son socle provisoire, il a vu de grosses larmes couler de ses yeux …. Il croyait rêver, puis pensa que c’était peut-être un effet d’humidité … mais il fut vite assuré du contraire quand il constata qu’aucune autre partie de la statue n’était mouillée … il était tout bouleversé en me racontant cela, et moi aussi, car je sais bien pourquoi la Sainte Vierge a pleuré … je le lui ai dit : « Elle pleure parce que tu ne vas pas à la messe le dimanche et que tu te moques de la religion … ». Il m’a promis de remplir ses devoirs à l’avenir … il est tout changé, et, ce matin, c’est lui-même qui m’a dit Va voir la Sainte Vierge qui m’a converti ! …
Quelques instant plus tard, la femme de l’ouvrier tombait à genoux devant la belle Madone souriante, en murmurant dans un sanglot : « Merci, ma bonne Sainte Vierge » ".

(Extrait du bulletin des P.S. n° 45 de 1949)

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