Messe du mercredi des Cendres à Pordic Enregistrer au format PDF

Mercredi 26 février 2020
Vendredi 28 février 2020 — Dernier ajout samedi 7 mars 2020

2020 02 le 26 Mercredi des Cendres

Les paroissiens de Notre Dame de la Mer se sont rassemblés à l’église Saint Pierre de Pordic pour vivre la célébration d’entrée en Carême ce mercredi 26 février 2020.

Durant le temps du Carême, pour nous préparer à la fête de Pâques, nous sommes invités à entrer dans le combat spirituel à la suite de Jésus : prier avec lui, jeûner avec lui, partager avec nos frères avec lui. Dans son homélie, l’abbé Roland Le Gal nous a rappelé ces principes :

  • Le premier moyen est celui de l’aumône que nous pouvons traduire par le partage et la solidarité. Revenir vers Dieu c’est d’abord s’ouvrir aux autres.
  • Le second moyen est celui de la prière : une prière discrète et confiante. C’est peut-être l’occasion, de « revenir à Dieu ».
  • Le troisième moyen est celui du jeûne. Or, « revenir à Dieu de tout notre cœur » par le jeûne, c’est d’abord se demander de quoi nous avons besoin de nous appauvrir, de nous alléger, pour que notre marche soit plus souple, plus légère, en vue de suivre le Christ dans sa passion et sa résurrection.

En effet, cette période de quarante jours que nous débutons ce soir est une invitation à centrer notre vie, dans toutes ses dimensions, sur l’essentiel. Or, pour nous les chrétiens, l’essentiel c’est le Dieu Père de Jésus le Christ.

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homélie mercredi des cendres 26 février 2020
Seigneur, avec Toi, nous irons au désert !

Au milieu des tracas du monde et des énièmes secousses qui troublent l’Eglise, il n’est pas sûr que nous ayons envie de partir au désert, un lieu inhospitalier et éprouvant. J’entends plutôt des aspirations à la paix, des besoins de consolation. Mais c’est peut-être cela le désert puisqu’il s’agit d’y demeurer avec le Seigneur.
Avec toi, c’est le mot-clé. Le temps du carême nous met en présence du Christ. Être chrétien, vivre notre baptême et notre confirmation, c’est vraiment être avec lui, y compris dans nos ténèbres et nos déroutes. C’est même d’abord là qu’il se donne, dans la face obscure de nos existences : sur le bois de la croix, il nous a aimés jusqu’au bout. La révélation chrétienne ne consiste pas en une petite amélioration de la nature humaine pour pousser un peu plus loin ce que nous ferions déjà très bien. Non, c’est un salut, une question de vie ou de mort, notre passage de la mort à la vie, avec le Christ.
Nous irons. Ce « nous » est aussi un mot-clé du carême. Le carême n’est pas un itinéraire individuel : la prière communautaire et le partage (l’aumône), le sacrement de réconciliation nous appellent à créer des liens. Ce sera autant de gagné pour une société où les solitudes sont nombreuses et font du mal sans faire de bruit.
Poussés par l’Esprit. C’est lui le grand invité du carême, l’Esprit Saint qui nous unit pour dire « Notre Père », l’Esprit Saint qui réchauffe les froids, redresse les tordus et réjouit les tristes ! Que l’Esprit Saint soutienne notre confiance et nos engagements pendant ces quarante jours.

+ Denis Moutel
Évêque de Saint-Brieuc et Tréguier

Voir en ligne : Comment vivre le Carême concrètement ?