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Jeudi 26 septembre 2019 — Dernier ajout mercredi 25 septembre 2019

Les progrès scientifiques ont permis naguère de s’affranchir de la procréation ordinaire, habituelle dans la nature.

Les progrès scientifiques ont permis naguère de s’affranchir de la procréation ordinaire, habituelle dans la nature : le mâle n’ayant plus à s’accoupler à la femelle, l’insémination artificielle permettant la rencontre de l’œuf et de la semence, notamment chez les animaux. Le pas est franchi où toute femme pourra devenir enceinte sans l’intervention fécondante de l’homme.
Dans son livre « La profondeur des sexes », Fabrice Hadjadj, bien avant de le dire en conférence à Notre-Dame de Paris, a développé une mystique de la chair, élevant la sexualité et donc la procréation à une dimension spirituelle. Qu’il est loin ce projet de procréation médicalement assisté tous azimuts, sujet bocalisé en laboratoire.

Jadis, si on accepte l’Evolution, (et l’ontogénèse est un signe) l’humain eut pour antécédent ou précurseur, l’animal ; la Création continue prouve un cheminement progressif, certainement très lent, du moins vers le plus. La familiarité génétique avec certains primates supérieurs montre à la fois une similarité, une proximité de patrimoine génétique et un seuil qualitatif important, une rupture ontologique entre le monde animal et le monde humain. Le temps nous est inconnu, mais le passage s’y est effectué.

Ce seuil vers l’intelligence humaine, la conscience d’une âme, est inévitable. Ne peut-on pas parler de Procréation Spirituellement assistée ? Car dès le premier homme sa dignité de personne humaine est apparue, le différenciant à jamais du monde animal précédent. Un souffle divin nouveau a animé « la glaise ».

En extrapolant un peu, (horresco referens), Jésus en s’incarnant a bénéficié d’une Procréation spirituellement assistée. Le sein de Marie attendait le Souffle de l’Esprit qui le féconde. Joseph, père pour l’état-civil et l’éducation, a cru dans la parole de l’ange.

Douze années plus tard, Jésus quitte sa famille de la Terre quelques jours, prenant conscience que sa genèse n’est pas ordinaire, « genitum non factum » ; son Père est le Dieu d’Abraham, Isaac et Jacob. Il a pris connaissance de sa Source et a maintenant l’âge d’être aux affaires de son Père qui « est aux cieux ».

Ainsi en est-il un peu de nous qui par la grâce baptismale devenons réellement fils de Dieu, frères de Jésus, re-nés, re procréés par l’Esprit. Il n’est pas besoin de procréation médicale assistée, d’un laboratoire aseptisé, mais d’une procréation spirituellement assistée, le baptême et la Confirmation qui nous initient à la Vie éternelle.

Voir en ligne : Église et bioéthique : Ouverture de l’assistance médicale à la procréation : quelles conséquences ?