Pastorale des funérailles Enregistrer au format PDF

Jeudi 7 février 2019 — Dernier ajout mercredi 6 février 2019

Dans le cadre de la pastorale des funérailles, l’équipe d’animation diocésaine [1] avait opté pour l’année 2018/2019, de mettre en place une journée de récollection, pour les 7 zones pastorales, pour les guides et les membres des équipes funérailles. Après plusieurs temps d’échange entre-nous, nous avons essayé de cerner les besoins, notamment en nous disant que si nous arrivions à bâtir une célébration d’obsèques avec les familles endeuillées, nous avions peut-être plus de mal à les rejoindre, à nous mettre à leur niveau, dans une relation vraie, celle d’une écoute bienveillante, parce que nous n’arrivions pas à capter, ce qu’ils voulaient vraiment nous confier.
Les uns et les autres, nous savions que nous avions des efforts à faire pour « apprendre à écouter ».
Nous avons fait appel à l’abbé Gaël Droumaguet, qui travaille depuis longtemps sur la communication non violente, pour étoffer notre réflexion, et pour bâtir avec nous, ce temps de rencontre.
Ces formations ont donc démarré le 17 octobre pour la zone de Guingamp, le 13 décembre pour la zone de Lamballe, suivies le 22 janvier pour la zone de Saint-Brieuc.
D’autres formations vont se dérouler le 7 février pour la zone de Lannion, le 14 mars pour celle de Dinan, le 2 avril pour celle de Loudéac et le 4 avril pour celle de Rostrenen. info document - JPEG - 100.7 ko Habituellement, ces journées ont regroupé une cinquantaine de personnes. La dernière en date, a dépassé toutes nos prévisions, puisque nous étions 86 personnes, rassemblées à la salle St Matthias, sous l’église St Yves à Saint-Brieuc dont 14 membres des équipes funérailles de notre paroisse Notre Dame de la Mer et 10 personnes de la paroisse d’Étables sur Mer.
Après un temps de prière, notre matinée a été centrée sur l’écoute de la Parole de Dieu, à partir du texte de Bartimée, l’aveugle de Jéricho (Mc, 10-46). Cet homme, assis, au bord du chemin, interpelle Jésus, alors que la foule le rabroue pour le faire taire. Touché, Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » Aussitôt, Bartimée « bondit et courut vers Jésus. » Cet appel lui donne confiance et il s’élance. Et la question de Jésus : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? », lui permet d’exprimer son désir profond, de retrouver sa dignité d’homme : « Que je voie. ».

Marie-Anne Giron nous a aidés ensuite, par une réflexion, à nous interroger sur la façon dont ce texte pouvait résonner en nous en tant que personne engagée dans la pastorale des funérailles. Les familles que nous rencontrons la plupart du temps pour des funérailles chrétiennes, ne sont pas sur le même chemin que nous, elles ne parlent pas notre langage religieux … Et pourtant, elles viennent vers nous ! Elles veulent que l’on entende leur souffrance, leur angoisse, leur révolte d’avoir perdu un être cher, que l’on accueille leur histoire… Elles attendent écoute, compassion. Suis-je capable de me taire, pour les laisser parler ? Ai-je la capacité de percevoir leur souffrance sans vouloir la comparer à la mienne ? Autant de questions que nous avons fait nôtres, au plus profond de nous-mêmes et dans un échange en équipes.
L’après-midi, l’abbé Gaël Gaël Droumaguet, dans une approche plus pastorale, avec tout le talent qui est le sien, à savoir la simplicité, la décontraction, mais toute la profondeur, nous a donné quelques éléments de réflexion pour favoriser une réelle écoute des familles rencontrées. A travers des postures que nous avons expérimentées, nous savons qu’il nous reste encore du travail à faire sur nous-mêmes.

[1Hervé Guévellou, responsable du service diocésain de pastorale liturgique et sacramentelle, Joëlle Delphino, adjointe, Marie-Anne Giron (Lannion) et Pierre Louboutin (Plérin) du service diocésain des funérailles