Récollection des acteurs des célébrations de funérailles Enregistrer au format PDF

Paroisses d’Étables sur Mer et de Notre Dame de la Mer (Communauté Pastorale Littoral Ouest)
Lundi 16 mars 2020 — Dernier ajout jeudi 19 mars 2020

Nous nous sommes retrouvés pour un temps de récollection à la Maison Mère des Filles du Saint-Esprit le jeudi 30 janvier 2020, autour de l’abbé Roland Le Gal, notre curé.

Qui sommes-nous ?
Des chrétiens engagés dans des équipes d’accompagnement des familles en deuil pour la préparation et la célébration des obsèques de l’un des leurs, des guides de funérailles, des célébrants, des sacristains, des organistes, des chanteurs. Ensemble nous représentons la communauté chrétienne locale, avec comme mission d’être présents en témoignant de notre foi, en toute simplicité, sans forcément de grands discours. Nous étions 45 (presque la totalité de nos membres) à nous retrouver pour nous interroger sur notre pratique.

Quel était le thème de notre récollection ?

L’abbé Roland Le Gal a ouvert ce temps de rencontre par un apport à partir de l’Évangile de la mort de Lazare (Jn 11, 17-45). Il a su mettre en évidence les attitudes et les paroles de tous les intervenants de ce récit, (celles de Jésus, de Marthe, de Marie, des disciples, des juifs venus manifester leur sympathie, celles de Lazare).
Dans un deuxième temps, il a axé sa réflexion sur les moyens pour accueillir et écouter la vie du défunt, racontée par ses proches, lors de la préparation des obsèques, en se laissant interroger par la Parole de Dieu. Pour chacun d’entre nous, la question qui nous était posée, était de savoir comment la vie de ce défunt pouvait faire résonner en nous, un passage de la Bible.
En effet, on peut se limiter simplement à une lecture objective de la vie du défunt, avec des faits, des événements heureux ou malheureux … On peut aussi en faire une lecture moralisante en détaillant les qualités, les défauts, en faisant un bilan du bien et du mal … Mais l’important c’est d’aller plus loin en y faisant une lecture spirituelle, en relisant cette vie en cherchant à y découvrir les signes qui me disent que Jésus-Christ l’a aimé, comment Il s’est impliqué dans cette vie, comment Il l’a aidé à découvrir l’amour, et ce qu’Il veut pour lui, aujourd’hui alors qu’Il l’appelle dans sa maison.

Comment donc témoigner ?
1- Tout d’abord, par ce que nous sommes et par une attitude bienveillante d’écoute, de compassion et d’accueil
Nous accueillons en toute simplicité, avec ce que nous sommes, notre parcours, notre itinéraire et les événements de notre vie qui nous ont façonnés. Chacun est différent, n’a pas la même sensibilité. Nous essayons tout d’abord de nous mettre à l’écoute, dans une attention silencieuse. Nous accueillons avec une proximité de solidarité les familles endeuillées, en étant « avec eux » dans ce deuil. Nous essayons d’ accueillir, avec beaucoup de compassion et de respect, sans jugement sur les paroles ou les idées exprimées. La vie du défunt nous interpelle aussi dans notre vie. C’est un moment d’intense humanité, signe discret d’une présence évangélique.

2- Nous témoignons aussi par notre présence complémentaire au sein d’une équipe Nous n’accueillons jamais seul, mais toujours en binôme. Et ce n’est pas en notre nom que nous accueillons, mais en tant que membre d’une communauté paroissiale à laquelle nous appartenons. La présence de chacun est indispensable, accompagnateurs, célébrant ou guide, sacristain, organiste, chanteurs et animateur. Chacun est identifié dans un rôle qui lui est propre, avec les fonctions qui sont les siennes.

3- Nous témoignons enfin, aussi par nos paroles :
Paroles de réconfort, dans un dialogue où nous pouvons dire notre espérance chrétienne et notre foi en l’Esprit consolateur, car pour nous, la bonne nouvelle de l’Évangile, c’est celle de la résurrection. Par delà la mort, nous sommes promis à la vie.

Ce lien entre espérance et résurrection pose question à la majorité des familles en deuil que nous rencontrons, mais nous restons des repères. C’est une dimension collective que nous affirmons sous le signe de la fraternité.
Notre certitude, quant au futur après la mort, même si elle peut être à certains moments envahie par le doute, nous indique la direction à suivre, celle du Christ, qui vient nous libérer.

En conclusion.
Il est essentiel de temps en temps de pouvoir prendre du recul, de se poser. Se retrouver, échanger, relativiser, se recentrer, ne peuvent que nous redynamiser, pour repartir autrement.
Aussi, soyons les uns et les autres de modestes éveilleurs, avec les dons que nous avons reçus, pour répondre à notre mission. Et c’est avec plaisir que nous nous retrouverons l’année prochaine, pour nous enrichir mutuellement à la lumière de la Parole de Dieu.