Rencontre avec Sœur Sara et Sœur Nada le lundi 16 avril 2018 Enregistrer au format PDF

Elles continuent l’œuvre de Sœur Emmanuelle
Lundi 23 avril 2018 — Dernier ajout lundi 22 octobre 2018

« Mes vingt-deux ans dans le bidonville ont été l’accomplissement de ma vie … Dans la solidarité des pauvres où j’étais immergée, au-delà des bêtes et des ordures … J’y ai connu le vrai bonheur, dans le partage et l’esprit de justice. » Sœur Emmanuelle.

Le pari fou de sœur Emmanuelle …

« un enfant qui va à l’école est un enfant sauvé ».

Sur la colline de Mokattam… où se trouve le quartier des chiffonniers du Caire….. C’est là, qu’en 1971, à l’âge de la retraite, elle a décidé de partager la vie des chiffonniers du Caire. Ces Zabbalins, dont le métier est de ramasser les poubelles, vivaient alors dans des bidonvilles totalement insalubres, au milieu des ordures qu’ils rapportaient pour les trier, devant ce qui leur servait d’habitation. Là, quatre enfants sur dix mouraient du tétanos et les petites filles étaient mariées à l’âge de 10 ou 12 ans… Sœur Emmanuelle a dépensé toute son énergie pour changer ces conditions de vie, pour redonner leur dignité à ces parias de la société égyptienne en leur apportant en priorité l’éducation et cela principalement aux femmes, fidèle à ce proverbe africain : « … si tu éduques une femme tu éduques un pays ».

Sœur Emmanuelle a passé près de 20 ans dans ce camp de chiffonniers, où vit toujours, depuis 1976, celle qui lui a succédé : Sœur Sara, religieuse Égyptienne, Copte, Orthodoxe. Aujourd’hui, ce quartier est une poubelle géante où continuent de vivre et de trier des ordures quelque 65000 chiffonniers, ces parias dont les cabanes sont remplacées aujourd’hui par des bâtiments en dur. Pourtant au cœur de cette immense décharge fleurit « une petite fleur d’Espérance » : l’école créée par Sœur Emmanuelle et Sœur Sara. Les enfants, en uniforme impeccable, y viennent le matin pour apprendre et repartent l’après-midi dans les poubelles aider leurs parents.

En 2017, 40 jeunes lycéennes poursuivaient leurs études dans un lycée du Caire ; un minibus assure le transport scolaire jusqu’au lycée - les universitaires sont au nombre de 35 et une jeune, Monica, est en 6e année de médecine. A ce jour, par exemple, l’école est en partenariat avec l’Université Américaine du Caire et a obtenu un agrément pour des cours d’anglais pour les élèves. Que de chemin parcouru depuis l’arrivée de sœur Emmanuelle en 1971 !!!

Les Sœurs ont aussi créé la maison de la femme, une crèche, une clinique … tout cela grâce aux dons que Sœur Emmanuelle et Sœur Sara ont récoltés durant leurs voyages dans le monde entier.

L’action de sœur Emmanuelle continue

Sœur Sara dirige l’entreprise caritative et continue seule le développement du bidonville de Mokattam. Depuis, un lycée pour filles a été créé grâce à « l’Opération Orange » et des écoles techniques ont été ouvertes pour les garçons. Un hôpital a même été construit grâce au prince Albert de Monaco. En 22 années de présence, l’œuvre de Sœur Emmanuelle a permis de scolariser 85 % des enfants.

L’action de Sœur Emmanuelle ne s’est pas arrêtée à l’Égypte puisqu’elle a engagé sa vie pour aider les enfants dans de nombreux pays.

« Opération Orange » de Sœur Emmanuelle :

En 1989, Sœur Emmanuelle a pris l’initiative de donner une orange par semaine aux enfants déplacés des rakoubas (écoles de roseaux) du Soudan, pour assurer leur équilibre vitaminique. Elle a confié à Jean Sage le soin de trouver les fonds nécessaires à cette action. C’est pourquoi Jean Sage, créateur de l’association, a choisi le nom d’ « Opération Orange de sœur Emmanuelle ».

Cette association, composée uniquement de bénévoles, a pour objet d’apporter toute aide matérielle et morale aux actions entreprises par Sœur Emmanuelle et poursuivies par ses amis autochtones en Égypte (accès à l’éducation et aux soins pour les chiffonniers de Mokattam), au Soudan du Sud et au Liban. Elle se consacre en priorité aux enfants, accorde une place prépondérante à l’éducation, et, fidèle aux critères de Sœur Emmanuelle, refuse l’assistanat.

Cette année, Sœur Sara, accompagnée de Sœur Nada, est en France du 14 avril au 1er mai pour rencontrer les différents relais et les soutiens permanents de l’opération orange.

Le lundi 15 avril, à Étables sur mer, elles ont rencontré les paroissiens, et le lendemain les enfants de l’école Sainte Anne. Lien pour les photos, rencontre à l’école Sainte Anne : https://photos.app.goo.gl/q3ubpo9XhSGCR1sD2

Voir l’article de présentation Rencontre avec des religieuses coptes orthodoxes et francophones

Voir en ligne : Opération orange

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