Saint Pierre et Saint Paul Enregistrer au format PDF

Mercredi 27 juin 2018 — Dernier ajout samedi 16 juin 2018

Si un jour vous allez à Rome, vous ne manquerez pas de visiter les deux basiliques consacrées à St Pierre, au Vatican, et à Saint-Paul-hors les murs. Ensemble, ils sont considérés comme les fondateurs et les fondements de l’Église.

Si un jour vous allez à Rome, vous ne manquerez pas de visiter les deux basiliques consacrées à St Pierre, au Vatican, et à Saint-Paul-hors les murs. Ensemble, ils sont considérés comme les fondateurs et les fondements de l’Église.

L’histoire

En 354, la fête de St Pierre et Paul est notée à Rome au calendrier liturgique, le 29 juin. Cette fête du 29 juin se répand rapidement dans tout l’Occident et réunit, dans une même célébration, la mémoire du martyre des deux apôtres à Rome (probablement en 62 pour Paul, en 67 pour Pierre). Au VIIè siècle, le calendrier est légèrement modifié et comprend une veillée le 28 au soir et deux messes le matin du 29, au Vatican. Puis une veillée le 29 au soir et une messe dans la matinée du 30, à Saint-Paul-hors les murs. De ce fait, on célèbrera Saint Pierre le 29 et saint Paul le 30, jusqu’en 1970 où l’on abolira cette distinction pour rétablir une fête unique. Souvent, les ordinations sont célébrées à cette date, montrant ainsi que le ministère des deux apôtres se poursuit aujourd’hui.

La mission de Pierre et celle de Paul

Leur fête commune nous invite à méditer sur la complémentarité de leur rôle que les textes de la liturgie présentent très bien. Ils apparaissent ainsi non pas seulement comme deux apôtres mais comme un seul apôtre en deux hommes, tant l’apostolat de l’un est constamment équilibré et complété par l’apostolat de l’autre.
Les textes de la liturgie dessinent l’image de cet apôtre unique, réalisée de façon complémentaire par Pierre et Paul. Choisi par Dieu, cet apôtre unique a été préparé pour sa mission. Pour l’un et l’autre, il y a eu conversion, réponse à un appel et changement de nom : Simon devient Pierre et Saul devient Paul. Leur apprentissage a été un apprentissage de la foi. A Pierre, par une inspiration intérieure, il a été donné de confesser la foi et sa foi doit demeurer un repère pour tous les autres croyants. A Paul, il a été donné de saisir le contenu de cette foi, de la mettre en lumière, de l’exprimer en termes accessibles aux hommes de toute la terre. La mission propre de Pierre a été d’annoncer aux Juifs l’accomplissement de toutes les promesses de Dieu et, par là, d’assurer la continuité entre l’Ancien et le Nouveau Testament. Quant à Paul, sa vocation a été de porter l’Évangile au monde des nations. Dans la personne de l’unique apôtre, Pierre représente la stabilité et la continuité ; Paul incarne le mouvement et l’audace qui trouve des formes nouvelles de l’annonce. A eux deux, ils rassemblent l’unique famille du Christ et la tiennent dans l’unité sans cesser de lui adjoindre de nouveaux membres.

Sous le patronage de Pierre et Paul

Pierre et Paul ne sont pas des saints comme les autres. Combien de garçons, de filles, de villages, de villes, de cathédrales ne portent-ils pas leur nom ? Le prénom de Pierre a passé les siècles et fut le plus répandu dans la chrétienté jusqu’au XIVè siècle. Il a connu un grand succès, particulièrement dans les milieux bourgeois où un garçon sur soixante-dix le portait. Pour les filles, Perrette a laissé la place à Pierrette au début du XXè siècle. Dans les années 1930-1940, une fille sur 125 a reçu ce prénom, avec un grand succès dans le Poitou et en Aquitaine où une fille sur 40 le portait. Aujourd’hui, Pierrette est rarissime.
Jusqu’au milieu du XIXè siècle, Paul n’est pas un prénom courant. Il a le vent en poupe de 1890 à 1925, et il est alors donné à un garçon sur trente cinq. Aujourd’hui, on le trouve très fréquemment chez les cadres.
Du côté féminin, Paulette a connu une brève période de faveur de 1920 à 1930. Une fille sur quarante recevait ce prénom, en particulier dans le Poitou et en Ile de France. Pauline a davantage de succès dès le XIXè siècle. En 1985, il était donné à une fille sur cinquante, particulièrement dans les milieux bourgeois.
Pierre et Paul, ainsi que leurs dérivés, sont donc bien portés dans les pays occidentaux. Ils patronnent aussi un grand nombre de villes et de villages en France dont la liste est impressionnante.
Trois cathédrales sont dédiées aux deux apôtres : Troyes, Nantes et Saint Claude. A Paris, quelques églises leur sont consacrées. Ce sont Clovis et sa femme Clotilde qui font construire, vers l’an 500, une église dédiée à Saint Pierre et à Saint Paul. Par la suite, elle prendra le nom de Sainte Geneviève et incorporera le lycée Henri IV. Aujourd’hui, dans notre diocèse, plusieurs églises sont consacrées à Saint Pierre dont celles de Plérin et Pordic.

Dans son homélie (04 avril 2017) pour la messe de la fête des saints apôtres Pierre et Paul, le Pape François à souligné le fait que Pierre se rend compte que Dieu l’a libéré de la peur et de ses chaînes et Dieu veut pour chacun de nous une liberté véritable. Il a également évoqué la peur de Pierre, la peur des apôtres, des évêques, de tous les croyants face aux épreuves. Le témoignage de l’apôtre Pierre nous rappelle que notre seul refuge est la confiance en Dieu : c’est lui qui éloigne la peur et nous rend libre de tout esclavage…
Producteur : CTV

Voir en ligne : Solennité des saints Pierre et Paul

St Pierre Plérin St Pierre Pordic