« Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint » (Lv 19, 2) Enregistrer au format PDF

Lundi 2 novembre 2020 — Dernier ajout samedi 31 octobre 2020

Le mois de novembre est ce mois merveilleux qui commence avec la fête de tous les saints et saintes du ciel. C’est aussi le mois où nous pensons à tous nos frères et sœurs qui ont déjà effectué le grand passage. En entrant dans ce mois de commémoration, ce peut être intéressant de réentendre l’écho de cet appel de notre Père des Cieux. Jadis adressée au peuple élu, aujourd’hui, l’invitation est lancée à toute la gent humaine : « Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint ».C’est donc un appel universel adressé à tous à répondre à cette vocation à la sainteté. Les saints que nous célébrons aujourd’hui sont des hommes et des femmes comme nous qui ont vécu le quotidien de notre vie sur terre et qui, à la fin ce pèlerinage, ont reçu la palme de gloire.
On s’enlise parfois dans des idéologies réductrices où l’on pense que la sainteté est réservée à une classe d’hommes, peut-être aux religieuses, religieux et prêtres, évêques, papes … surtout que visiblement le sanctoral est massivement rempli de noms de ces gens d’Église. Et pourtant combien de nos parents et amis morts, hommes ou femmes, grands ou petits, jouissent de la gloire éternelle des saints du ciel !

Saint Jean dans l’Apocalypse raconte qu’il a vu une multitude venant de toutes langues et nations que nul ne peut dénombrer (cf. Ap 7, 9). Une grande joie, n’est-ce pas, pour nous de réaliser que ceux et celles avec qui nous avons vécu sont au ciel, une grande joie d’espérer que nous y serons un jour, mais surtout une grande invitation à le devenir.
La Sainteté, c’est évident que Dieu nous la donne à tous, puisqu’il aime tous les hommes qu’il a créés. Mais notre liberté est toujours en jeu. Il dépend de nous d’accueillir le projet de vie éternelle que Dieu nous donne. Il dépend de nous de le vivre, chacun dans sa vie de tous les jours, mais pas seul. Le chemin de la sainteté est toujours une marche synodale, communautaire, une marche pas marathon où on sera payé au prix de la course. Mais cette marche où chacun tenant la main de l’autre et des autres travaille pour la venue du Règne de Dieu parmi nous.
Pendant que nous sommes encore sur terre, efforçons-nous de préparer ce ciel.