« Soyez sans crainte ! » (Mt 28, 5) Enregistrer au format PDF

Mercredi 1er avril 2020

Ce fut le message de l’Ange aux saintes femmes aux premières heures du premier jour de la semaine, après la mort de Jésus. Le même message qu’elles entendront du Ressuscité, le même message que les apôtres entendront, en prière, enfermés par peur des juifs persécuteurs.
Ce fut le message du pape JeanPaul II, le 22 octobre 1978, à l’ouverture de son Pontificat invitant le monde à sortir de sa peur pour accueillir l’autre quel qu’il soit et d’où qu’il soit. C’est encore le même message qui résonne à nos oreilles en ces moments de trouble que nous traversons. Non pour minimiser le mal, ni pour faire les faux sophistes, ni pour jouer avec le feu comme des utopistes laxistes, mais pour faire luire du fond de nos cœurs angoissés, apeurés et peut-être même endoloris, cette lueur de foi, de confiance et d’espérance, comme la signification de ces cierges que nous avons allumées sur nos fenêtres au soir de la fête de l’Annonciation.

« Soyez sans crainte ! »

C’est l’appel à avancer dans la vie, dans ses nouvelles formes ; et pour nous chrétiens, c’est l’appel à préparer cette fête de Pâques, toujours merveilleuse, évidemment dans les conditions qui sont les nôtres aujourd’hui, mais qui n’enlèvent rien au « Message Pascal ».
Le 4 avril, nous rentrons dans la semaine sainte avec la liturgie des Rameaux. Sûrement que nous n’aurons pas à vivre cette solennité cette année comme d’habitude ; sûrement que les célébrations de la semaine sainte cette année se vivront autrement, et dans la nuit de Pâques, nous chanterons certainement l’hymne pascale devant un écran à la maison, en famille ! Mais l’Ange du Seigneur au bord du tombeau vide nous redit, cette fois-ci avec plus d’insistance : « Soyez sans crainte ! ».
A la résurrection de Jésus, les apôtres priaient dans des conditions aussi discrètes, avec des portes fermées à double tour. A eux, comme à tous les millions d’hommes et de femmes angoissés aujourd’hui à l’approche de sa fête, le Seigneur redit :
« N’ayez pas peur ! »