Télétravail, attention danger Enregistrer au format PDF

Lundi 25 mai 2020 — Dernier ajout samedi 23 mai 2020

« Il est un lieu pour tout » écrit Geneviève Jurgensen dans son billet sur le télétravail. (La Croix lundi 18 mai)

Que d’avantages n’a-t-on pas soulignés, du télétravail, tout en reconnaissant que les télétravailleurs paient quand même de leur personne, de leur famille, et de leurs deniers.
Heureux sont-ils ceux qui peuvent, avec conscience optimale, travailler à domicile, disposant de lieux adaptés, tout en assurant un équilibre entre travail et vie familiale. « Le travail est pour la vie et non la vie pour le travail » ai-je entendu ces jours-ci.
Vie professionnelle et vie familiale, deux valeurs à concilier. Il est alors sage d’éteindre l’ordinateur et le téléphone à certaines heures.
Je viens de rencontrer 2 amis télé-travaillants ; ils apprécient ce mode de travail, mais ne cachent pas leur préoccupation. Naguère on délocalisait des usines, voire des entreprises car le coût de production était moindre … ailleurs.
Et s’il venait à l’idée de dirigeants de délocaliser du personnel ? Les ingénieurs indiens et même chinois ont depuis longtemps prouvé leur valeur professionnelle. Même aux Etats-Unis, n’a-t-on pas vu un ingénieur du sous-continent indien, directeur d’une entreprise de micro-informatique ?
Quand un employé est capable d’œuvrer pour son entreprise à 50 ou 200 km du bureau, par internet, comment ne pourrait-il pas être remplacé par un ressortissant situé à 5 ou 7000km ?
C’est la chance ou le danger de s’exonérer des distances.
Et comme pour la main d’œuvre technicienne, ou ouvrière, le coût salarial est différent. Un ingénieur très lointain peut coûter 3 fois moins cher qu’un national.
Mes deux amis ingénieurs, bien conscients du danger m’ont dit qu’ils gardaient le contact avec le siège ou le bureau central, contact physique, en y allant de temps en temps, avec des questions professionnelles d’actualité. C’est une façon d’assurer une présence physique.
L’exemple d’expatriés revenant en métropole, après un long séjour, illustre bien qu’il convient de ne pas se laisser oublier.
Comme quoi un avantage quotidien peut cacher une surprise désagréable. « Un lieu pour tout », oui mais quel lieu ?

Voir en ligne : Télétravail, il est un lieu pour tout