Une nouvelle Quasimodo … grâce et avec Jean-Paul II Enregistrer au format PDF

Jeudi 16 avril 2020

« Quasimodo » était autrefois le nom du premier dimanche après Pâques ; le deuxième étant consacré, mais peu marqué, à la Miséricorde Divine. En faisant de ce dimanche d’octave Quasimodo le dimanche de la Miséricorde, Jean-Paul II a voulu donner plus de relief à cette célébration pascale de l’Amour.

Le désormais Saint Jean-Paul II, en marquant ce deuxième dimanche du sceau de la Miséricorde a lié et fixé l’Amour Divin au mystère pascal.

Nous venons de vivre, en effet, la Sainte Semaine avec le point d’orgue de la Résurrection, en attendant le parachèvement de la Pentecôte ; quoi de plus naturel que de se poser la question, mais pourquoi Dieu a-t-il permis cet événement fondateur ?

Photographie de Faustine Kowalska
Photographie de Faustine Kowalska

C’est le pape polonais qui nous en donne les raisons dans l’homélie du jour de canonisation de Sœur Faustine.

« Rendez grâce à Yahvé, car il est bon, car éternel est son amour ! » (Ps 118, 1)

C’est ce que chante l’Église en l’Octave de Pâques, recueillant presque des lèvres du Christ ces paroles du Psaume ; des lèvres du Christ ressuscité, qui dans le Cénacle, apporte la grande annonce de la miséricorde divine et en confie le ministère aux apôtres : " Paix à vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie […] Recevez l’Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus " (Jn 20, 21-23)

Avant de prononcer ces paroles, Jésus montre ses mains et son côté. C’est-à-dire qu’il montre les blessures de la Passion, en particulier la blessure du cœur, source d’où jaillit la grande vague de miséricorde qui se déverse sur l’humanité. De ce cœur, Sœur Faustyna Kowalska, la bienheureuse que dorénavant nous appellerons sainte, verra partir deux faisceaux de lumière qui illuminent le monde. " Les deux rayons, lui expliqua un jour Jésus lui-même, représentent le sang et l’eau " (Journal, Librairie éditrice vaticane, p. 132).

Soeur Faustyna Kowalska a écrit dans son journal : " J’éprouve une douleur atroce, lorsque j’observe les souffrances du prochain. Toutes les souffrances du prochain se répercutent dans mon cœur ; je porte dans mon cœur leurs angoisses, de sorte qu’elles m’anéantissent également physiquement. Je voudrais que toutes les douleurs retombent sur moi, pour soulager mon prochain " (Journal, p. 365).

Voilà à quel point de partage conduit l’amour lorsqu’il se mesure à l’amour de Dieu !

" Aujourd’hui, en tournant le regard avec toi vers le visage du Christ ressuscité, nous faisons nôtre ta prière d’abandon confiant et nous disons avec une ferme espérance : Jésus, j’ai confiance en Toi  ! "

Illustration : Véritable tableau de Jésus Miséricordieux (par Eugeniusz Kazimirowski en 1934). Le seul qui ait été peint sous les indications de Sainte Faustine, contrairement au tableau d’Adolf Hyła peint en 1943 après la mort de Sainte. (source Icône de la Miséricorde divine