Virginie Briand « Les enfants sont demandeurs d’actions » Enregistrer au format PDF

Lundi 25 juin 2018 — Dernier ajout mardi 19 juin 2018

Mère de deux enfants, Virginie Briand a pris en charge deux groupes de caté ainsi que la préparation des enfants à la profession de Foi. Elle nous livre son témoignage.

Virginie a été baptisée à l’âge de 22 ans, en région parisienne, après une préparation de deux ans avec le Père Christian. Une étape importante dans son parcours. Épouse d’un footballeur professionnel bien connu, elle a pérégriné dans toute la France avant d’arriver à Plérin en 2015.

Quelles ont été vos motivations pour devenir catéchiste ?

Cela s’est fait un peu par hasard. Lors de la réunion d’inscription des enfants au caté, on nous a informés qu’il manquait des animateurs pour l’un des groupes. Comme j’avais du temps libre, je me suis lancée avec un groupe d’enfants de CM1. Puis l’année suivante, j’ai accompagné le même groupe en CM2 et cette année en 6e. En 2017, j’ai pris en charge un second groupe en CE2, correspondant à l’âge de mon second enfant.

Comment se déroule une séance de caté ?

Il faut d’abord préparer chaque séance (environ 1 h 30), rassembler les documents, visionner les vidéos, parfois aller en librairie spécialisée … Les séances se déroulent à mon domicile. Chacun a son classeur fourni en début d’année. Thème par thème, j’apporte les explications nécessaires en veillant à ce que les enfants soient actifs et participatifs. Pour capter et maintenir leur attention, il faut alterner les supports et éviter d’être répétitif. Pour certains enfants du CE2, c’est une vraie découverte que d’entendre parler de Dieu, de Jésus. Au niveau des 6es, il faut être pédagogue et innovant dans les supports pour les intéresser.

Vous avez également participé à la préparation de la Profession de Foi ?

J’aime beaucoup les enfants et j’essaie de tout faire pour qu’ils continuent à s’intéresser à Dieu, à participer aux cérémonies en allant si possible jusqu’à la confirmation. D’où mon engagement dans la préparation des enfants à la Profession de Foi. En accompagnant un groupe de caté sur trois ans, on s’attache aux enfants et on essaie de les motiver au maximum. La préparation à la Profession de Foi est un cheminement. Nous avons par exemple passé deux jours à la communauté des sœurs de Créhen.

Quel a été le programme de ces deux jours ?

A l’initiative du Père Roland, les enfants ont rencontré un prêtre exorciste qui nous a expliqué son rôle d’écoute et de psychologue. Puis une sœur de la communauté de Créhen a parlé de son parcours et de sa vie. Un témoignage très intéressant montrant qu’à certains moments une religieuse pouvait aussi avoir des doutes, des inquiétudes sur la vie, la maladie, la mort… Après la messe, les enfants ont joué au jeu du Credo en découvrant au travers de 4 ateliers les fondamentaux de la Foi grâce à des recherches dans la Bible. Nous avons également préparé les intentions de prière de la messe de la Profession de Foi qui aura lieu le 27 mai à Plérin et concernera 25 enfants.

A titre personnel, comment ressentez-vous cet engagement ?

C’est très enrichissant. J’apprends à connaître les enfants et à composer avec le caractère de chacun. Cela m’apporte beaucoup à titre personnel en me permettant d’approfondir ma propre foi, grâce aux recherches que je fais et aux témoignages de personnes rencontrées. J’ai envie de continuer dans cette voie.
Il y a aussi le contact avec les parents dont la motivation et l’engagement sont très variables. Je constate quand même qu’aucun parent n’a cédé face au manque de motivation de certains enfants et que tous sont allés au bout de la préparation.
J’observe également que les enfants sont très demandeurs d’actions : auprès de personnes âgées dans les maisons de retraite, la collecte de denrées alimentaires et de manière globale, l’aide aux autres. C’est un volet qui mériterait d’être organisé car il y a d’un côté la Parole de Dieu et de l’autre les actes concrets de la vie quotidienne. Les enfants d’aujourd’hui ne sont pas ceux d’il y a 20 ans. Ils ont besoin que ça bouge. Face à la religion, ils sont demandeurs à condition aussi que les parents ou grands-parents fassent l’effort de les accompagner à l’Église.