Question à

L’abbé Kosi Espoir Agidi Enregistrer au format PDF

Lundi 12 octobre 2020 — Dernier ajout mardi 20 octobre 2020
Dans le cadre de la Semaine missionnaire mondiale qui se déroulera du 11 au 18 octobre 2020, nous avons eu envie de poser quelques questions à l’abbé Kosi Espoir Agidi qui était parmi nous cet été du 1er au 31 août pour mieux partager et connaître son parcours.

Vous avez exercé en tant que prêtre dans le diocèse de Kpalimé au Togo.

Pouvez-vous nous présenter votre diocèse ?

Effectivement, je suis un prêtre venant du diocèse de Kpalimé au Togo. C’était le 4 août dernier que j’ai célébré mon action de grâce au Seigneur pour ma huitième année d’ordination presbytérale. Cette date coïncidait presque avec l’anniversaire de naissance du curé, le père Roland Le Gal. C’est avec une grande joie que j’ai fêté cet événement, cette année, en commun avec lui.
Pour répondre à votre question, je tiens d’abord à préciser que l’Afrique a toujours connu le christianisme depuis les premiers siècles, mais il y a eu des périodes de rupture. La ville de Kpalimé connut récemment l’évangélisation à la fin du XIXe siècle dans le sillage de ce que Jean-Paul II appelait, dans la première Exhortation post synodale pour l’Afrique, « la troisième phase de l’évangélisation systématique de l’Afrique », conjointement à la colonisation allemande. En 1902, fut érigée officiellement la première station de mission dans la ville, comme une des principales à l’intérieur de la nouvelle colonie togolaise. Ce n’est qu’en juillet 1994, que Kpalimé devint un des diocèses du Togo, couvrant une superficie d’environ 7500 km2. La ville est située à 120 km au nord-ouest de la capitale (Lomé). La région présente des avantages géo climatiques, le principal grenier du pays. Elle est attractive pour ces atouts touristiques : forêts, montagnes, cascades et sites agréables, etc …
La population est assez diversifiée culturellement dans le diocèse et majoritairement catholique par rapport aux autres confessions religieuses (entre 35 à 40 pour cent de la population), mais connait encore une forte prégnance de la « religion traditionnelle africaine ». Depuis sa création jusqu’aujourd’hui, le diocèse connut un bond notable de l’évangélisation avoisinant une soixantaine de paroisses pour 163 prêtres. Le clergé est jeune, avec une quarantaine de prêtres hors du diocèse pour soit les études ou pour soit des missions fidei donum. Le nombre de séminaristes est sans cesse grandissant et commence par atteindre la centaine. L’actuel évêque est Mgr Benoît Alowonou. C’est le deuxième évêque du diocèse depuis 2001. La mission pastorale diocésaine et paroissiale s’effectue en collaboration et avec l’apport considérable des religieux et religieuses et des catéchistes.

En 2014, vous êtes arrivé en France pour étudier le droit canonique à Paris.

Comment se sont déroulées vos études ?

Le temps de formation au grand séminaire au Togo dure neuf années réglementaires. Après l’ordination en 2012, j’ai exercé mes deux premières années de ministère pastoral dans mon diocèse. C’est après cette expérience pastorale que je fus envoyé, en 2014, à l’Institut catholique de Paris pour poursuivre les études en Droit canonique. Les études se déroulèrent de façon habituelle. Après une licence en 2017, une capacité doctorale l’année suivante et un diplôme de formation doctorale européenne : États, religions, libertés, droits et histoire en Europe, je poursuis la rédaction de ma thèse en Droit canonique dans le domaine des relations entre l’Église et les pouvoirs civils. Plus précisément, j’essaie d’étudier la contribution qu’offrent les ressources propres à la foi chrétienne, dans la perspective conciliaire, pour penser à cette relation et à ce vivre ensemble dans toute son efficience.

Vous avez en parallèle une mission pastorale dans le diocèse d’Évry.

Pouvez-vous nous présenter votre paroisse et votre ministère ?

La pastorale dans le diocèse d’Évry est organisée par rapport aux secteurs pastoraux qui regroupent les paroisses. Je suis pastoralement inséré dans le secteur d’Évry dont la cathédrale qui est un véritable don de Dieu pour l’Église en France au XXe siècle. Même si la mission d’étude est première et prioritaire, étant donné que je suis nommé en lien avec les autres prêtres du secteur, je m’occupe, en dehors de la célébration des messes et des sacrements, de l’accompagnement de la préparation au baptême, des chorales, des mouvements de prière, entre autres. Avec le nombre de prêtres sans cesse diminuant chaque année, demandons au Seigneur, surtout au moyen de la prière (individuelle ou communautaire), d’envoyer des ouvriers à Sa moisson.

La Bretagne est-elle une découverte pour vous ?

Quelles sont vos impressions suite à votre séjour dans la paroisse Notre-Dame de la mer ?

Ce n’est pas la première fois que je viens à la Bretagne. Mais c’est la première fois que le Seigneur m’a donné cette grâce de proximité concrète avec la vie chrétienne et paroissiale dans ce beau diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier. L’essentiel pour moi n’est pas d’abord de donner une impression sur mon séjour, mais de remercier les uns et les autres pour l’hospitalité offerte. Vous savez, l’hospitalité que vous m’avez témoignée est un défi majeur pour notre monde aujourd’hui. Ainsi je témoigne sincèrement toute ma reconnaissance à la communauté paroissiale et sacerdotale. J’ai été profondément touché par l’attention des uns et des autres et émerveillé par ces beaux moments de partage et d’amitié que nous avons vécus ensemble. Je remercie plus particulièrement les pères Roland, Damien et Éric.
Je remercie aussi tous ceux qui m’ont invité, aimé, supporté, aidé d’une manière et d’une autre.
Un grand merci à tous.

Avez-vous un mot ou un message particulier à adresser aux paroissiens ?

Saint Paul a écrit aux Romains cette parole : « L’espérance ne déçoit pas » !
Que le Seigneur vous bénisse tous au-delà de vos attentes.

Merci à l’abbé Espoir et à l’abbé Charles pour leur séjour parmi nous en juillet et août 2020.

Voir l’article Semaine missionnaire mondiale du 11 au 18 octobre 2020

Sur le même sujet : voir l’article L’abbé Charles Crispin Tshingana Mvunzi

Voir en ligne : Togo

info document info document info document info document info document info document