Rentrées pastorales, d’abord un élan missionnaire.

Un mois déjà que les écoliers, élèves et étudiants ont repris le chemin de leurs établissements respectifs, ainsi que la plupart des travailleurs qui, rapidement, ont tourné dos aux beaux jours estivaux.

Pour la vie pastorale, le rythme à plein régime reprend aussi peu à peu : inscriptions au caté, recherche des catéchistes et autres bénévoles, calendrier de l’année, projets pastoraux, réunions … tout, avec autant d’ambition que d’inquiétude face à l’inconnue d’une aventure dont on ne maîtrise pas tous les contours. Cependant, c’est surtout la foi du missionnaire qui anime les agents pastoraux accueillant cette nouvelle année dans la dynamique d’un don de Dieu qui envoie en mission au milieu de son peuple dispersé à travers le monde.

L’Évangile de Luc (que nous méditons le 18 de ce mois missionnaire d’octobre) donne des recommandations assez précises du Christ aux soixante-douze disciples qu’il envoya  » dans toute ville et localité où lui-même devait se rendre « . Ces recommandations valent pour nous aujourd’hui. Le Christ lui-même nous rappelle que le travail de la mission n’est pas une œuvre humaine.

Le premier réflexe de nos communautés pourrait alors être de commencer par s’asseoir, écouter les recommandations du Christ, les comprendre, ensuite lui faire confiance et demeurer avec lui pour la   suite du chemin. Les moyens logistiques, matériels, humains …  Viendraient enfin soutenir cette mission déjà commencée par l’écoute attentive du Maître de la Moisson.

Les premiers disciples que le Christ a désignés et envoyés, comme nous, n’avaient certainement pas de dons exceptionnels, encore moins d’instruments de travail suffisants. Ils ont surtout compté sur la grâce de Celui qui les a choisis. Saint Paul en était tellement convaincu qu’il entendit résonner à lui ces mots : « Ma grâce te suffit ».

A nous aujourd’hui, communauté et individus, le Christ nous demande cet acte de foi et de confiance.

Que sa grâce ne nous fasse jamais défaut. Qu’elle nous accompagne tout au long de ce mois missionnaire et de cette année pastorale.

Abbé Damien Ayola

 

Défilement vers le haut