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Faut-il mordre quand on est mordu ?  

Face à l’adversité et à la violence d’un choc tragique, l’homme, habité souvent par la soif de revanche choisit la contre-offensive en faisant sienne cette devise de la ville de Morlaix : « sils te mordent, mords-les ».
Ce jeu de mots, est peut-être l’occasion en ce temps pascal de prendre un peu de hauteur … et de nous poser la question : ce mal, cette violence qui est dans ce monde et en nous, comment le combattre ? Recourir à la violence ne constitue jamais une solution pérenne aux situations conflictuelles.
Mais, quel chemin prendre ou quel comportement doit-on avoir face aux morsures de la vie, au mal sous ses diverses formes, aux persécutions, au rejet et l’humiliation ?

Jésus a connu ces mêmes ténèbres béantes, il a toujours choisi de ne pas s’y laisser enfermer.
Sur la croix, il nous a ainsi laissé l’exemple le plus Parfait en demandant le pardon pour ceux qui ont participé à sa condamnation : « Père pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Cf. Lc 23, 34).
Il nous indique ainsi un autre chemin, celui de l’amour : face à la haine, face aux violences, face aux persécutions, face à la mort, il n’y a que l’amour qui puisse être opposé, sinon c’est plus de violences, plus de haine, plus de mort…
Ce chemin de pardon conduit à la réconciliation et à la paix. Le Christ présent dans nos vies nous recrée et nous affermit dans notre foi. Ainsi, par sa mort et sa résurrection il nous invite à prendre le chemin de l’amour qui nous relève et nous redonne vie. Le mal n’est pas le dernier mot de notre histoire….

L’Apôtre Paul dans sa lettre aux Romains nous exhorte : « Ne rendez à personne le mal pour le mal, appliquez-vous à bien agir aux yeux de tous les hommes. » Cf Rm 12,17 La résurrection du Christ affirme la victoire de l’amour sur la haine et la victoire de l’éclat sur le néant en nous faisant passer de l’ombre à la clarté intérieure.
Que la résurrection du Christ soit le phare qui oriente chacun de nos pas.
Approchons-nous davantage du Ressuscité et devenons des passeurs de paix, d’amour et d’espérance pour notre monde.

Joyeuses fêtes de Pâques.

Mikerson Olivier, curé

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