Lundi 10 septembre 2018 — Dernier ajout samedi 8 septembre 2018

Une semaine au Portugal

Un pèlerin du retour d’Ars où il a eu la joie de rencontrer le Père Jean-Marie Vianney, disait : « j’ai vu Dieu dans un homme ! ».

Un pèlerin du retour d’Ars où il a eu la joie de rencontrer le Père Jean-Marie Vianney, disait : « j’ai vu Dieu dans un homme ! ».
Je crois que c’est ce qui m’est juste de dire après ces quelques jours passés à l’ombre du sanctuaire Notre-Dame de Fatima.
C’est aussi l’impression que j’ai eue en découvrant tant d’autres lieux - cathédrales, basiliques, sanctuaires, églises et chapelles - dans ce beau et petit pays du Portugal, principalement dans les villes de Fatima, Batalha, Porto, Braga, Guimarães, Lisbonne …

A voir la grandeur, la beauté, et surtout le sens historique, théologique et spirituel de ces lieux saints, massivement visités par tant de monde d’un peu partout de l’Europe, comme pèlerins, touristes ou simplement vacanciers, je n’ai pas pu m’empêcher un seul instant d’ " imaginer " la présence de Dieu au milieu de son peuple et la pieuse mère toujours attentive à la supplication de ses fils et filles.

Le dimanche 5 août, avec un nombre impressionnant de pèlerins de divers horizons, j’ai eu la joie et la grâce de vivre le saint sacrement de l’Eucharistie au sanctuaire de Fatima. Et là encore, l’on ne pouvait se soustraire à l’émotion de voir tous ces fidèles attentionnés et recueillis sous un soleil de plomb, et communiant de plein cœur à la messe dont ils ne comprenaient pas forcément les mots, mais le sens inouï. Et pour le jeune serviteur du Christ et de son peuple, cette conviction des fidèles ne peut être anodine.

En un mot, ce fut un grand plaisir pour moi - et je pense aussi pour tant d’autres étrangers à la terre portugaise - de toucher du doigt ce beau panorama historico-religieux toujours bien entretenu. Et si, comme un peu partout en Europe aujourd’hui où la pratique de la foi connaît une sous-tension, le Portugal n’y échappe pas non plus. Tout cet héritage des siècles témoigne d’un passé impressionnant d’une religiosité vécue qui, aujourd’hui, pour nous n’est pas qu’admiration mais aussi interpellation et réveil. A mon ancien curé Joaquim, et à tous les Portugais qui m’ont accueilli et guidé, je dis encore :

« mucho obrigado ! »